Le Mundaneum rouvre à Mons après deux ans de travaux

Il aura fallu deux années de travail et un budget de trois millions d’euros (financé par la fédération Wallonie-Bruxelles) pour offrir au Mundaneum, non seulement un nouveau visage, mais aussi de considérables agrandissements et améliorations techniques. Le « visage », c’est le musée installé rue de Nimy, dans un ancien magasin coopératif. Mais le Mundaneum est aussi une institution de recherche. Ses locaux traversent tout le pâté de maisons, jusqu’à la rue des Passages.

Les travaux réalisés en sous-sol par l’équipe d’architectes (Coton, Lelion, Nottebaert) sont les moins visibles -bien qu’un « oeil » ait été ménagé dans le sol de la cour- mais pas les moins importants. Les caves ont été agrandies et approfondies pour abriter dans des conditions de conservation optimales six kilomètres de documents.

Des salles de lecture et de numérisation toutes neuves attendent les chercheurs tandis que la nouvelle aile bâtie sur la cour comporte une salle destinée à l’accueil des enfants.

Mais revenons dans la partie destinée au grand public. Une nouvelle exposition (Mapping Knowledge  ; « cartographier la connaissance », jusqu’au 29 mai 2016) propose au visiteur de découvrir des oeuvres d’art, anciennes et contemporaines... et aussi le casse-tête auquel s’est heurté Paul Otlet, quelques années avant l’invention de l’ordinateur et quelques décennies avant celle d’internet ! Sans ces outils, comment cataloguer, classifier, mettre en réseau tout le savoir, du monde entier ? Les efforts d’Otlet exposés à Mons -schémas, meuble « mondothèque » rassemblant tous les instruments disponibles à l’époque : radio, atlas, microscope...- ont quelque chose d’émouvant. On comprend que son « bébé», le Mundaneum, soit aujourd’hui surnommé « le Google de papier ».