Hockey: Trash talk et beau jeu, la finale de Tanguy Cosyns

Quatre secondes. C’est le temps qu’il faut parfois pour passer du rire aux larmes. Le temps qu’il faut pour passer d’une séance de shootouts où tous les espoirs sont permis, à une défaite sur le fil. Mais de larmes, il n’en est pas question au lendemain de cette finale perdue face à l’Australie. C’est le torse bombé et la tête haute que nos Red Lions peuvent profiter de vacances méritées. Fiers de leur exploit, de leur parcours et de leur progression. Parmi eux, Tanguy Cosyns a vécu un magnifique tournoi. Un tournoi qui restera gravé dans la mémoire du Bruxellois.

« Le ticket pour les Jeux olympiques était l’objectif prioritaire. Le reste n’était finalement que du bonus », sourit ce dernier. « Au vu de leur tournoi, les Australiens méritent de l’emporter. Nous avons bien tenu et nous n’avons pas démérité.

Juste avant la mi-temps dimanche, face à l’Australie, une image a retenu l’attention des spectateurs et téléspectateurs. Celle de Tanguy Cosyns se frottant quelque peu avec deux joueurs australiens cherchant visiblement à le déstabiliser. Mais face à cette provocation, le joueur du Daring est resté d’un calme exemplaire.

« Sur une action, un Australien me tacle et ne joue clairement pas la balle. Je me retrouve donc au sol, une habitude pour moi face à l’Australie. Lors de chaque match face à eux, je me retrouve par terre et ils me prennent à partie. En janvier, j’avais bien cru qu’un joueur m’avait cassé toutes les côtes ! Hier (ndlr : lisez dimanche), à la suite du contact, le capitaine aussie, Ockenden, vient chez moi et me traite de « Pussy » (ndlr : de fillette). J’en ai rigolé et je n’ai pas réagi car le coach m’avait mis en garde contre ces provocations. Ciriello, un défenseur australien, vient alors me traiter de « pussy » à son tour et s’est rapproché jusqu’à être tête contre tête avec moi. De nouveau, je n’ai pas réagi mais en voyant cela, l’arbitre a brandi un carton vert à tous les deux. Mais ça n’a rien de personnel, à la fin du match, Ciriello est d’ailleurs venu me le redire aussi. C’est leur jeu. »

Un jeu inspiré par le « trash talk » du basket et auquel nous avons peu l’habitude en Belgique. Cette tentative de déstabilisation n’aura en tout cas pas fonctionné puisque nos Red Lions ont livré une prestation magnifique.