Mons: Sophie, 36 ans, a péri dans l’incendie

Originaire de Tubize, dans le Brabant wallon, elle vivait depuis deux ou trois ans dans cet immeuble à appartements. Ses proches nous l’ont décrite comme une femme solitaire, discrète et très secrète sur sa vie privée. Elle avait érigé une frontière imperméable entre ses connaissances à Mons et sa famille. « Les contacts que j’avais avec ma sœur n’étaient pas réguliers, » nous a confié sa sœur Anne. « Sophie n’était pas pleine de joie de vivre. Elle avait traversé des épreuves dans sa vie mais elle continuait à avancer et à se lever tous les jours. Même si nous ne nous entendions pas toujours, elle restait ma sœur. Elle logeait chez ma mère, un week-end sur deux, à Tubize. Nous ne connaissions pas ses amis, ni ses connaissances à Mons. Néanmoins, de nombreuses personnes se sont manifestées sur Facebook en apprenant son décès. »

À de nombreuses reprises, des proches qui trouvaient son logement « insalubre » lui avaient conseillé d’aller vivre ailleurs. Mais Sophie Wauters ne l’a jamais fait. Sa famille a appris avec beaucoup d’émotion les circonstances tragiques de son décès. « On a d’abord imaginé qu’elle avait été brûlée vive. Mais nous avons appris par la suite qu’elle était morte d’intoxication. Elle était donc probablement déjà décédée au moment où les flammes ont gagné son appartement. Cela nous a un peu soulagés de savoir cela, » confie sa sœur aînée.