De plus en plus d’entreprises déduisent les pauses cigarettes du temps de travail

La pointeuse généralisée pour les fumeurs ? Loin de là… Des dispositions ont été prises par certaines administrations et elles ont fait grand bruit. Ville de Liège, Service public de Wallonie, ministère des Finances (liste non exhaustive) : on y pointe si l’on sort en griller une. « Dans la fonction publique fédérale, il n’y a pas de règle uniforme », explique Roland Vansingel, secrétaire général de la CGSP (syndicat socialiste). « Aux Finances, le fumeur se voit déduire un quart d’heure le matin et un autre l’après-midi de son temps de travail, ce qui porte ses prestations quotidiennes de 7h36 à 8h06 de travail réglementaire. »

Tous les employés des Finances ne pointent pourtant pas. « Il y a un autre type de contrôle, par la réalisation d’objectifs. Si vous perdez une heure par jour pour sortir fumer, vous n’atteindrez pas vos objectifs », reprend le syndicaliste… « Même en l’absence de pointeuse, il y a des endroits où votre badge déclenche un contrôle électronique qui note l’absence à votre poste de travail. »

Dans les PME, le contrôle social est primordial. « Le Groupe S s’occupe des intérêts de 20.000 employeurs du privé. J’entends rarement des questions liées au tabac », lance Gonzales Stubbe, l’administrateur délégué de ce secrétariat social. Il insiste sur le contrôle social pour éviter d’éventuels abus, bien plus important qu’une pointeuse dans une PME. Ce que confirme le Syndicat neutre des indépendants : « Le patron et l’employé s’arrangent à l’amiable », explique Sven Nouten, le responsable de la communication.

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