Les communes où on meurt le plus jeune? Celles où il y a le plus de pauvreté...

On meurt beaucoup plus jeune dans les quartiers pauvres des grandes villes que dans les quartiers riches ou les communes rurales.

«Le taux de mortalité est très lié aux caractéristiques socio-économiques des personnes qui habitent un quartier. Il est influencé par plusieurs facteurs: l’alimentation, l’accès aux soins de santé, les comportements à risque, les professions plus lourdes», détaille Gilles Van Hamme (ULB), docteur en sciences et chercheur en géographie économique et aménagement du territoire, qui a supervisé le travail. «Par cette étude, on a voulu signaler que les écarts interquartier ne sont pas seulement financiers. Mais ont également un impact sur l’espérance de vie ou l’échec scolaire. Les différences sont importantes entre les communes belges, mais encore davantage entre les quartiers, au sein d’une même ville.»

La carte dressée souligne la surmortalité importante qui frappe les villes du sillon industriel wallon, qui rejoint Mons, La Louvière, Charleroi, Namur à Liège et Verviers. Mais aussi dans les quartiers centraux pauvres de Bruxelles et d’Anvers.

Deux pages à lire dans nos éditions de ce jeudi (avec la carte complète) et sur support numérique