Handicap: nous avons testé les dispositifs pour continuer à conduire (vidéo)

Un temps d’adaptation est nécessaire, comme nous avons pu le découvrir lors de notre test, mais on se fait très vite aux divers maniements. Les personnes concernées doivent passer un examen pratique avant d’être autorisées à rouler de nouveau.

«Les conducteurs viennent chez nous à la suite d’un problème de mobilité affectant les jambes ou les bras. Nous leur présentons différentes solutions possibles», explique Mark Tant, responsable du Cara, le Centre d’Aptitude à la Conduite et d’Adaptation des Véhicules, un département de l’IBSR. Les voitures à boîte manuelle sont déconseillées car elles impliquent de changer les vitesses alors que les membres encore valides sont déjà impliqués dans d’autres manœuvres.

La première adaptation consiste à pouvoir freiner et accélérer avec les mains sans employer ses jambes. Un tel dispositif, une barre recourbée pour l’accélération et un pommeau pour le frein, coûte entre 500 et 1.000 euros s’il est purement mécanique. Il faut compter près de 2.000 euros si l’accélération s’effectue de manière électronique via une fine barre circulaire placée au-dessus du volant.

Nous avons fait le test. Les premiers tours sur le parking du Cara sont laborieux. Il faut gérer avec ses seules mains la puissance des gaz ou le freinage tout en effectuant des virages et en actionnant les clignoteurs. Une fois le système compris, les à-coups intempestifs laissent à la place à une conduite plus fluide. Reste que déplacer continuellement le volant d’une seule main mais n’est pas évident, surtout lorsque les tournants s’enchaînent.

Retrouvez notre test dans nos éditions du jour ou sur notre support numérique.