À partir du 1er septembre 2015, 16 000 jeunes se lançant sur le marché de l’emploi auront de très mauvaises surprises…

La rentrée approche à grands pas et pour certains jeunes, elle risque d’avoir un goût amer. En cause  : les deux mesures du gouvernement Michel concernant le chômage des jeunes. Les moins de 21 ans qui n’ont pas décroché leur diplôme des secondaires (toutes filiales confondues) et les jeunes terminant leurs études supérieures.

La première mesure s’adresse aux jeunes de moins de 21 ans et sera en vigueur dès le 1er septembre prochain. La nouvelle mesure prévoit un diplôme des secondaires ou une formation en alternance pour pouvoir bénéficier des allocations de chômage. Les personnes ne remplissant pas ces critères ne pourront plus prétendre aux allocations d’insertion et être accompagnés vers l’emploi.

Selon les chiffres du syndicat chrétien CSC, 8000 jeunes francophones de moins de 21 ans seront concernés le 1er septembre prochain par la nouvelle mesure du gouvernement Michel.

24 ans moins un jour

La seconde, en vigueur depuis le 1er janvier 2015, touche les jeunes de plus de 24 ans qui bouclent leur cycle supérieur cet été. Ces personnes sont en quelque sorte pénalisées pour être restées trop longtemps aux études ou connu une erreur de parcours. La CSC en a répertorié 8000.

Cette mesure, prise en janvier 2015, prendra de court de nombreux étudiants à la rentrée. La raison? Le gouvernement Michel a revu à la baisse l’âge pour les demandes d’allocation de chômage. Celui-ci est passé de 30 à 25 ans. Autrement dit, l’étudiant qui termine ses études à l’âge de 24 ans et un jour et qui fait une demande pour remplir son stage d’insertion professionnelle, introduira une demande d’allocations de chômage à 25 années révolues. Si l’on s’en tient stricto sensu à la mesure, il ne pourra pas bénéficier du chômage à l’issue des 12 mois de stage.

A contrario, celui qui n’a toujours pas de travail et termine son stage d’insertion à moins de 25 ans, pourra lui percevoir des allocations de chômage au terme d’un an.

« En fait, si l’on prétend décrocher un diplôme de master, tout échec (en primaire, secondaire ou supérieur) nous renvoie directement dans notre 24ème année pour la fin des études, sauf si l’on est né après le 8 août, date du début du stage d’insertion. C’est de la pure folie » déclare Ludovic Voet, Responsable National des Jeunes CSC, dans son communiqué.

D’ailleurs, selon les syndicats socialiste et chrétien, FGTB et CSC, plus d’un élève sur deux ont un an ou plus de retard au sortir du secondaire.