Le harcèlement scolaire touche un enfant sur trois: Joëlle Milquet dévoile ses mesures pour lutter contre ce fléau

« Le harcèlement entre élèves, et sa variante moderne qu’est le cyber-harcèlement, prend des proportions inquiétantes en milieu scolaire », reconnaît la ministre. « Seul un dispositif d’envergure peut aider à le combattre. »

Le tout résumé en une note que le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a avalisée ce mercredi. On y trouve un ensemble de mesures coordonnées qui permet d’impliquer tous les acteurs. Une approche dite inclusive, axée sur la promotion du respect de chacun et la lutte contre toute forme de violence, qui se révélerait plus fructueuse qu’une approche ciblée sur le harcèlement.

> Inscription dans le projet d’établissement des écoles de la mise en œuvre d’un dispositif de prévention. Une étape primordiale, en début d’année, pour élaborer un programme de prévention et des modalités de prise en charge. Avec communication à tous les acteurs de chaque école.

> Mise en place, à titre expérimental, dans les écoles d’un programme de prévention (3 ans au minimum). On parle ici d’une recherche-action dont l’objectif vise, de la maternelle au secondaire, à répondre à la nécessité d’intervenir dans le domaine de la violence scolaire. Comment ? En favorisant la régulation des cours de récréation (lire ci-dessous) et en donnant aux enseignants des outils d’intervention et de médiation adaptés. Des évaluations régulières et scientifiques du dispositif seront prévues, les écoles étant soutenues par des acteurs extérieurs.

> Découvrez l’ensemble des mesures proposées et les chiffres du harcèlement scolaire dans nos éditions papiers et numériques de ce jeudi.