Marchin: David Collart, 18 ans, a été mis à la porte de sa maison, et appelle à l’aide pour trouver un toit

Vêtu de baskets, d’un simple jeans et d’un survêtement (l’une des deux seules tenues qu’il trimbale sur son dos), David Collart nous raconte son histoire. Non, il n’a pas envie de faire pitié, ce n’est pas son but. Sauf que, là, toutes les solutions sont bonnes pour qu’on lui vienne en aide… même celle de passer dans la presse.

«  Ma mère est alcoolique », introduit-il d’emblée, «  mais du genre vraiment loin. Parfois, elle pique des crises de colère, elle a des sautes d’humeurs extrêmes et cela devient même très violent. »

C’est ce qu’il s’est passé jeudi dernier, le 27 août. Lors d’une énième altercation entre la mère et son fils autour de l’état d’insalubrité avancé de la maison, celle-ci l’a mis à la porte. Sans rien. Seul, dehors, vers 1 heure du matin.

Cette nuit-là, David a dormi chez un ami. Dès le lendemain, il s’est rendu au CPAS de Marchin. L’action sociale lui a trouvé un logement provisoire au sein de « Belle Maison », ce rassemblement d’appartements privatifs pour personnes âgées. «  Les gens ont été très gentils et m’ont beaucoup soutenu. Mais il a fallu que je parte, je ne pouvais y rester que jusqu’à ce mercredi. » Voilà que David se retrouve donc, à nouveau, à la rue. «  J’ai épuisé la liste des logements qu’on m’a donnée mais tout est pris ou on ne me veut pas quand je dis que je suis seul, jeune, et que je viens du CPAS. Puis j’ai visité un centre à Wanze aussi, mais il n’y a pas de place avant fin septembre. Je suis coincé… Je vais recevoir un revenu d’intégration sociale qui me permettra bientôt de me débrouiller. Mais je ne sais plus quoi faire ! »

Du côté de la Ville, Eric Lomba, bourgmestre de Marchin, connaît assez bien la situation de ce jeune homme mais que, malheureusement, tout ne se règle pas en un coup de baguette magique. « On essaye de trouver des solutions mais c’est bien plus compliqué que ce que les gens imaginent. Il y a tout un tas d’exigences à respecter, de règles en matière de logements sociaux auxquelles on ne peut déroger. Moi-même, en tant que bourgmestre, il ne me suffit pas d’aller frapper à la porte du CPAS et de leur dire vous faites ceci ou cela… »

Dans le cas de David, un logement collectif lui a été proposé à Wanze. D’après lui, il n’y a pas de places disponibles avant fin septembre… et il ne sait où aller durant les trois semaines qui arrivent.

> Retrouvez le dossier complet de cette information dans « La Meuse » Huy-Waremme de ce vendredi 04 septembre, ou dans nos éditions numériques.