Charles Michel recale l'idée d'un sous-statut pour les réfugiés, comme le veut la N-VA

Non, la Belgique n’est pas envahie. Non, il n’est pas utile d’envisager un sous-statut pour les réfugiés comme le réclame la N-VA, pas plus qu’une obligation de service à la collectivité. Par contre, les réfugiés ont le devoir d’apprendre une de nos langues, prévient le Wavrien dans l'entretien exclusif qu'il a accordé à Sudpresse pour sa rentrée politique. Et oui, les moyens budgétaires et humains consacrés à ce dossier vont devoir être accrus, estime-t-il.

S'il est d'accord avec la demande de plusieurs huiles de la N-VA - dont Bart De Wever et Theo Francken - de créer un sous-statut social pour les réfugiés? "Non", rétorque-il. "On peut prendre beaucoup de décisions pour être plus efficace. Il y a déjà aujourd'hui un statut différent en matière de droits et de devoirs entre un candidat réfugié et un réfugié reconnu. Comme d'ailleurs entre ces derniers et des citoyens belges qui ont contribué depuis longtemps à la Sécu. Cela ne me semble donc pas le sujet le plus important du moment".

Il annonce par ailleurs qu'il mettra la nécessité d'un parcours d'intégration obligatoire sur la table la semaine prochaine, lors d'un comité de concertation avec les Régions. Car pour lui, l'apprentissage d'une des trois langues nationales est "un devoir élémentaire" pour les migrants qui sont dans les conditions pour être accueilli chez nous, afin de les intégrer. "J'espère un dialogue de qualité au-delà des petits jeux politiciens là-dessus, cela mérite un débat sérieux et responsable", prévient-il notamment.

Le Premier ministre s'exprime également longuement sur le récent attentat terroriste du Thalys. Il plaide pour des tickets nominatifs sur certains transports européens, afin de faciliter le contrôle de voyageurs suspects.

Il évoque aussi longuement les fameux 100 euros net promis à certains bas et moyens salaires en 2016 et espère le bout du tunnel de l'austérité "dans deux ou trois ans".

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