L’appel à l’aide de An, 32 ans: mère d’une fille de 3,5 ans, elle doit abandonner son logement social du CPAS pour laisser place à des demandeurs d’asile

Le 26 août dernier, An Neve, mère d’une petite fille de 3,5 ans et originaire de Oostmalle, près d’Anvers, publiait sur Facebook un message de colère envers le CPAS de sa commune : « Pour diverses raisons, j’ai besoin d’un logement social. On m’a signalé qu’il n’y en avait que deux : un qui est occupé, et un autre en rénovation. Problématique. On m’a alors parlé d’une habitation avec un petit jardin, réservée aux éventuels migrants. C’est un logement temporaire dans lequel on ne peut rester que 3 mois », raconte-t-elle, désespérée.

Elle poursuit : « Je m’y suis installée le 3 juillet. Déménager, tout laver, expliquer la situation à ma fille Robine… Tout ça pour que, 5 semaines plus tard, un vendredi, on m’appelle pour me dire que je dois évacuer les lieux le lundi car 3 demandeurs d’asile viennent s’installer. C’est un ordre de Bruxelles, selon eux… ».

Furieuse, elle enchaîne : « Comme s’ils ne savaient pas, début juillet, ce qui allait se passer. J’ai dû quitter mon logement et on m’a envoyé dans un petit studio dégueulasse avec deux matelas. C’est un batiment pour des réfugiés, mais on m’a autorisé à y aller. Vous n’imaginez pas comme ce bâtiment est sale. On ne peut même pas parler de salle de bain. Et je peux recommencer à tout nettoyer ».

Avant de conclure : « Morale de l’histoire ? Moi, en tant que Belge, mère d’une petite fille, doit vivre dans leur pire installation. J’ai dû tout déménager pour quelques semaines, par contre, dans ce bâtiment, aucun des demandeurs d’asile n’a dû faire son sac pour que j’ai à disposition un studio digne de ce nom ».

Ce mardi, de nombreux médias flamands ont repris le récit de An et sa fille. Un coup de colère massivement partagé sur les réseaux sociaux.