Mons: un robot chirurgical à deux millions d’euros à Ambroise Paré

Hier, une drôle de machine a attiré les curieux dans le hall d’entrée du CHU Ambroisé Paré. Il s’agissait d’un robot médical, technologie dirigée par un chirurgien pour réaliser des opérations. « Nous avons mis cet appareil à disposition du public pour démystifier le mythe du robot. Quand je parle de chirurgie robotique, il y a souvent des préjugés. Pourtant, il s’agit d’une réelle aide. Les gens peuvent ainsi voir les atouts de Da Vinci et mieux comprendre le monde médical », explique d’emblée le docteur Michel Naudin, chef du service urologie du CHU Ambroise Paré.

De nombreuses personnes ont donc joué au chirurgien pendant quelques minutes et avec de plutôt bons résultats : « Ce n’est pas très compliqué. Sans apprentissage, un néophyte peut réaliser un tas de mouvements  », poursuit l’urologue, qui est un spécialiste en la matière.

À Ambroise Paré, Michel Naudin opère souvent à l’aide du robot : « 80 % de mes interventions sont réalisées avec cette technologie de pointe. Da Vinci augmente la sécurité et diminue les complications. Il y a donc moins de risque. Le coût est aussi moindre car, avec la machine, la durée d’hospitalisation des patients est allégée ».

En 2016, l’hôpital dépassera les mille opérations robotiques. « Pour amortir son achat, il faut attendre sept ans. Et tous les dix ans, nous devons acheter la nouvelle génération du robot qui est encore plus évoluée. Pour se l’offrir, il faut dépenser environ deux millions d’euros ».