Le parcours d’intégration pour les nouveaux arrivants en Wallonie: l’une des priorités du MR pour sa rentrée

Pas moins de 92% des Wallons sont favorables au suivi obligatoire d’un tel parcours, actuellement contraignant pour son seul volet d’accueil (bilan social et information sur les droits et devoirs), selon un sondage commandé par le MR au bureau IPSOS. Ce taux monte à 94% s’il s’agit de l’apprentissage obligatoire du français (ou de l’allemand en Communauté germanophone), une mesure d’ailleurs prévue dans l’accord du gouvernement wallon PS-cdH et dont l’impact financier sera examiné au conclave budgétaire de l’automne.

Le parcours d’intégration n’est que l’une des onze thématiques que le MR wallon a souhaité mettre en avant à l’occasion de sa rentrée politique, via un sondage réalisé auprès de 2.002 personnes représentatives de la population wallonne, réalisé du 17 au 28 août derniers (2,2 points de marge d’erreur).

L’exercice marque surtout, aux yeux de Pierre-Yves Jeholet, la volonté de démontrer «la force de proposition» du plus important parti d’opposition en Wallonie, «sans en rester à une critique aisée» par niveau de pouvoir.

Démocratie directe

Il conforte les réformateurs dans leur volonté d’accentuer la démocratie directe: l’élection directe du bourgmestre est soutenue par 83% des sondés, celle du ministre-président par 74% et la suppression de l’effet dévolutif du vote en case de tête par 78%.

Mais il est aussi de nature à raviver le débat en interne, comme sur le droit de vote à 16 ans qui n’est soutenu que par 15% à 23% des sondés selon l’élection envisagée, convient M. Jeholet ou comme sur le cumul des mandats: 76% des sondés sont opposés au cumul des fonctions de bourgmestre et de ministre, qui fait toujours débat chez les réformateurs bien qu’ils aient déposé une proposition de décret.

Environ 6 Wallons sur 10 verraient d’un bon oeil plusieurs compétences de la Fédération Wallonie-Bruxelles transférées au niveau régional, ce qui fait dire à Jean-Michel Lebrun, directeur chez IPSOS, que «les Wallons sont pour une réforme de l’Etat supplémentaire». Le maintien des provinces divise les sondés (51% pour une suppression).