Les militaires inquiets de la présence des réfugiés dans les casernes: "On est en alerte terroriste et on accueille des gens dont on ne sait rien"

Le syndicat libre de la fonction publique (SLFP) n’est pas le moins remonté de tous. «C’est incroyable!, s’exclame Gilles Van Oosthuijze, dirigeant responsable du SLFP Défense. Alors que le pays est en alerte terroriste 2, on accueille des demandeurs d’asile dont on ne sait rien, au sein même de nos casernes. A Tournai, ils entrent, ils sortent, ils communiquent avec leur smartphone et prennent même nos militaires en photo! Ces gens n’ont même pas été screenés».

Pour lui, il y aurait aussi un risque sanitaire, les candidats réfugiés pouvant être porteurs de virus.

Le SLFP dénonce, d’une manière plus large, l’improvisation du gouvernement et le manque de concertation avec l’armée. Dans cette crise de l’asile, les militaires ont clairement le sentiment d’être mis sur la touche et devant le fait accompli.

Le SLFP Défense émet également de vives craintes sur l’arrivée prochaine de 300 réfugiés à la base aérienne de Coxyde et de 200 autres à la base de Lombardzijde près de Nieuwport où les militaires effectuent là-bas des exercices de tir.

Il ne comprend pas pourquoi Fedasil ne travaille pas davantage en concertation et en bonne collaboration avec les militaires.

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