Bruxelles: Christian créé une ASBL pour s’occuper de vos animaux après votre mort

Christiane Claes, passionnée par les animaux et vouant une attention précautionneuse aux personnes âgées, a décidé de joindre ses deux centres d’intérêt dans une belle initiative. « Mon concept est de favoriser le binôme humain et animal. Il arrive que lorsqu’une personne âgée décède, la famille ne veut pas toujours récupérer son animal. Les maisons de repos n’autorisent pas non plus les animaux, donc ce dernier doit finir dans un refuge ou doit être euthanasié », explique-t-elle.

Afin de remédier à ce problème, Christiane a créé une association « L’animal mon ami » qui permet de garantir le bien-être de l’animal une fois que son maître est décédé. « Une fois qu’ils sont devenus membres de l’association, nous nous occupons de l’animal à leur mort. Ils ont la garantie que ce dernier soit confié à quelqu’un qui en a besoin également », indique la responsable. « En plus, cela permet aux personnes dont l’animal décède d’en retrouver un autre. Parfois, certaines personnes âgées n’osent pas reprendre d’animaux de compagnie par peur de leur devenir. Ici, c’est un véritable réseau qui leur garantit de n’être jamais seul, à la fois pour la personne âgée et l’animal ».

Rassurer avant tout

Certaines personnes sont prêtes à tout pour s’assurer que leur animal se portera bien. Christiane en a fait l’expérience lorsqu’une dame l’a contacté en lui proposant de vendre son chien. « Elle proposait de vendre son chien de race à 375 euros et j’aurais récupéré 125 euros de cette vente. Mais, je ne voulais pas faire ça, c’est une approche mercantile. J’ai expliqué mon point de vue à cette dame et le but de l’association. Peu importe que le chien soit de race, avec le réseau que je suis en train de mettre en place, pas besoin de payer pour être sûr que son chien soit confié à des gens de confiance », argumente-t-elle.

Christianne a reçu l’approbation de plusieurs professionnels. Sa brochure a été approuvée par l’Ordre des vétérinaires et figure dans le dépliant vétérinariat de septembre. « Ils m’ont tous dit que c’était une bonne initiative. Maintenant, je cherche des gens pour rejoindre ce grand réseau », confie-t-elle.