Les connaissances des élèves en matière de changement climatique sont "largement insuffisantes"

Leurs connaissances dépendent, de plus, de l’origine sociale des adolescents, poussant l’Aped à souligner que «l’école ne parvient manifestement pas à jouer efficacement son rôle consistant à préparer tous les jeunes à une citoyenneté critique et active».

En avril et mai derniers, 3.236 élèves de 107 écoles ont répondu en ligne à un questionnaire composé de plus de 80 questions sur les thèmes énergie/climat et d’une soixantaine d’autres pour dresser le profil socio-économique des élèves.

On apprend notamment de cette étude que plus d’un jeune sur trois, 59% dans le cycle professionnel, pensent que l’avion émet autant, voire moins, de CO2 que le train. Et, tandis que près de quatre élèves sur 10 sont «plutôt d’accord» ou «tout à fait d’accord» avec l’affirmation «Chouette, on aura plus de jours de beau temps» grâce au réchauffement climatique, 30% ne s’en inquiètent pas car «les scientifiques trouveront bien une solution». Enfin, plus de la moitié des jeunes ne savent pas ce qu’est une énergie renouvelable et seuls 28,5% des élèves ont entendu parler, à l’école, de l’augmentation de la fréquence des fortes pluies comme conséquence du réchauffement climatique, qui concerne pourtant particulièrement la Belgique.

Sur base des résultats, l’Aped a relevé les inégalités de savoirs entre les filières, et plus spécifiquement dans l’enseignement néerlandophone, où les écarts sont bien plus importants. Par ailleurs, les connaissances des garçons sont sensiblement plus élevées que celle des filles mais ces dernières sont davantage disposées à adopter des comportements plus écologiques et respectueux de l’environnement.