Liège interdit une manifestation du mouvement d’extrême-droite Pegida

Une demande d’autorisation pour un rassemblement devant l’esplanade de la gare de Liège-Guillemins avait été introduite «en urgence», le 3 novembre, par Lionel Baland, un orateur liégeois régulièrement invité lors des rassemblements de Pegida en Allemagne.

Mais au vu des nombreux incidents qui ont émaillé les manifestations du mouvement outre-Rhin et l’annonce d’une contre-manifestation, organisée par le mouvement «Veille Antifa» au même moment à Liège, le bourgmestre a décidé d’interdire tout rassemblement sur la voie publique de plus d’une personne appartenant à l’un des deux groupes.

La proximité de la Ville de Liège avec l’Allemagne, où Pegida compte plusieurs dizaines de milliers de sympathisants et autant de détracteurs a également pesé dans la balance. «Le risque d’affrontements entre les manifestants de Pegida et les contre-manifestants, tels que recensés lors des précédents rassemblements en Allemagne, est bien réel», a estimé le bourgmestre dans un arrêté. D’autant plus qu’une «ligne ferroviaire régulière ainsi que le réseau autoroutier relient les deux entités géographiques».

L’interdiction entrera en vigueur le vendredi 20 novembre à 12h00 et restera d’application jusqu’au lundi 23 novembre à 23h59.

Né en Allemagne, le mouvement d’extrême-droite Pegida a fait quelques adeptes en Belgique, dont en Flandre où il a déjà été autorisé à manifester sous conditions strictes.