Nuit de terreur à Paris: plusieurs fusillades font au moins 120 morts, fin de la prise d’otages en cours au Bataclan (LIVE + vidéos + photos)

Dans une allocution télévisée, le président François Hollande a déclaré l’état d’urgence, demandé des renforts militaires et annoncé la fermeture des frontières. «C’est une horreur», «des attaques terroristes sans précédent», a-t-il relevé.

Outre les 120 morts, une cinquantaine de personnes ont été blessées et sont dans un état très critique, selon une source proche de l’enquête.

Le bilan reste provisoire et «pourrait être beaucoup plus lourd», d’après des sources proches du dossier.

Parmi les victimes, quatre assaillants présumés sont morts: trois à l’intérieur de la salle de spectacle du Bataclan où les forces de l’ordre ont donné l’assaut pour mettre fin à une prise d’otages et un autre qui s’est fait exploser dans le secteur du Stade de France, ont expliqué d’autres sources proches de l’enquête.

Ci-dessous, le direct de BFMTV

Une prise d’otages dans la salle de spectacle du Bataclan (XIe arrondissement) s’est terminée peu avant 1 heure du matin. Deux terroristes auraient été abattus par la police.

Les assaillants de la salle de spectacle «ont tiré en plein dans la foule en criant »Allah Akbar« (»Dieu est le plus grand«), a rapporté un témoin de la scène interrogé sur France Info. Une centaine de morts étaient à déplorer à l’issue de la prise d’otage qui s’est déroulée dans cette salle de spectacle, a-t-on appris de sources policières.

Rue Bichat, dans un restaurant, Le Petit Cambodge, »c’était surréaliste, tout le monde était à terre, personne ne bougeait«, a relaté une femme témoin des faits.

« C’était très calme, les gens ne comprenaient pas ce qui se passait. Une fille était portée par un jeune homme dans ses bras. Elle avait l’air morte », a-t-elle ajouté.

Au Stade de France, un journaliste de l’AFP a relaté avoir entendu deux explosions.

Une cellule de crise à été mise en place au ministère de l’Intérieur autour du président Hollande, du Premier ministre Manuel Valls et du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, a indiqué Matignon. Un conseil des ministres exceptionnel doit se réunir vers minuit à l’Elysée.

Le bilan de ces attaques simultanées reste provisoire et »devrait être beaucoup plus lourd«, ont indiqué plusieurs sources proches du dossier. De nombreuses équipes de secours ont été déployées et des périmètres de sécurité mis en place.

Ces attaques surviennent dix mois après les attentats jihadistes de janvier contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et un supermarché casher à Paris, qui avaient fait 17 morts et ont été suivis de plusieurs autres attaques ou tentatives.

La dernière en date s’était produite le 21 août à bord d’un train à grande vitesse Thalys entre Bruxelles et Paris.

Avant cela, en juin, un homme avait décapité son patron puis, après une mise en scène macabre sur fond de drapeaux islamistes, tenté de faire exploser une usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère). En avril, Sid Ahmed Ghlam, étudiant algérien soupçonné d’avoir tué une jeune femme, était arrêté en possession d’armes de guerre, alors qu’il préparait un attentat contre une église de Villejuif (banlieue sud de Paris).

Mi-octobre, dans un discours aux forces de sécurité, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait estimé que 1.800 Français ou résidents en France étaient »de près ou de loin concernés par des activités à caractère terroriste«.

Etat d’urgence sur tout le territoire

Dans une allocution faite à la télévision peu avant minuit, François Hollande, président français, a fait état de deux mesures.

1. L’état d’urgence est décrété sur l’ensemble du territoire,

2. Les frontières sont fermées.

« C’est une horreur. Nous avons mobilisé toutes les forces possible. L’armée a également été appelée », a-t-il précisé.