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Mouscron : nouvel exploit pour Louis-Philippe Loncke

L’explorateur et aventurier mouscronnois, Louis-Philippe Loncke a réalisé une nouvelle prouesse : la traversée en solitaire et en totale autonomie de la Vallée de la Mort en Californie. Huit jours de marche et près de 250 km parcourus : c’est une première mondiale.

La traversée du désert de Simpson en Australie, c’est lui. La traversée de l’Islande, c’est encore lui. Le tour complet du lac Titicaca en Kayak, c’est toujours lui. Des expéditions presque surhumaines qui font toutes figures de premières mondiales. Dorénavant, Louis-Phillippe Loncke, 38 ans, peut en ajouter une à cette prestigieuse liste : il vient de réaliser la traversée de la célèbre Vallée de la Mort en Californie. « L’endroit porte bien son nom », nous assure-t-il. « On l’appelle Vallée de la Mort parce que c’est le point le plus chaud au monde de manière officielle. L’air est à 57ºC. Avec le soleil qui se réverbère sur la surface blanche, la température ressentie tourne autour des 65ºC. Il arrive régulièrement que des touristes viennent pour une courte randonnée sans emporter suffisamment d’eau. Le corps se chauffe, le cœur s’emballe et c’est la crise cardiaque ».

Personne avant Louis-Phillipe n’avait tenté un tel trek allant de la pointe Nord à la pointe Sud du parc national de la « Death Valley ». Le Mouscronnois a réalisé cet exploit en huit jours : du 30 octobre 8 novembre dernier. Il avait planifié la traversée de cette fournaise en période de pleine lune, ce qui lui a permis d’y voir en pleine nuit : « Je me réveillais à 1h du matin et commençais à marcher de 2h jusqu’à 19h le même jour ». Une moyenne de 16 à 18 heures de marche par jour, pour une distance totale accomplie de 248 km très exactement.

Il a failli abandonner

Un exploit, puisque sur son dos l’aventurier transportait un sac de 43kg le jour du départ. Un poids conséquent expliqué par les 25,5 litres d’eau potable emmenés avec lui. Dans ce type de randonnée et sous de telles températures, le corps a besoin de quatre litres d’eau par jour. Louis-Phillipe a marché en totale autonomie : sans réapprovisionnement, sans véhicule de support, sans déports de vivres placés en avance. Un trek qui aurait même pu très mal tourner : « J’ai failli abandonner au 4ème jour. J’avais mis trop de sel dans mon eau pour diminuer la déshydratation et m’empêcher de suer. Mais le problème, c’est que mon corps se surchauffait et mon cœur battait trop fort. Je n’arrivais plus à me refroidir, ça devenait vraiment dangereux ». Heureusement, l’aventurier trouve une petite étendue d’eau de pluie. Après purification, cette eau deviendra salvatrice. Il pourra poursuivre son périple et le terminer quatre jours plus tard. « J’aime ces défis. La douleur, la faim et la soif sont compensées par cette expérience d’immersion complète dans le désert et par ce privilège d’être témoin de toute cette splendeur », déclare celui qui, contrairement à toute attente, ne s’entraîne pas particulièrement pour ses expéditions. « Je n’ai même pas le temps de courir deux heures par semaine ».

Aujourd’hui, Louis-Philippe est de retour à Bruxelles. Il raconte vivre « comme un étudiant », dans un petit studio. Il finance toutes ses expéditions avec ses économies. Lui qui a quitté son job de consultance en management en juin 2014, vit aujourd’hui des revenus de ses conférences en tant qu’explorateur. « Aujourd’hui, explorateur-aventurier, c’est mon métier à part entière. J’espère être appelé pour l’une ou l’autre conférence. J’aimerais aussi accroître ma notoriété, être repérés par de nouveaux sponsors et pourquoi pas écrire un livre », nous confie celui qui aspire également à la vie de famille et qui n’oublie pas d’où il vient : « Je vis à Bruxelles, mais lorsqu’on me demande d’où je viens je rép onds Mouscron sans hésitation  ».

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