Il y a trop de jobs vacants en Belgique, selon Eurostat

Le rapport européen précise d’emblée qu’«  un emploi vacant est un poste rémunéré nouvellement créé, non pourvu, ou qui deviendra vacant sous peu, pour le pourvoi duquel l’employeur entreprend activement de chercher, en dehors de l’entreprise concernée, un candidat apte […]  ». Le taux moyen européen se situant à 1,6 % place la Belgique dans le top 3 devant l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Métiers en pénurie ?

Sur base des derniers chiffres publiés par le Forem, 16 métiers sont considérés en pénurie. Selon cette liste, il manquerait en Belgique – entre autres – environ 2.000 informaticiens, 1.674 infirmiers (ères), 754 ingénieurs en construction, 626 chauffagistes, 493 bouchers…

Stéphanie Wiard, porte-parole du Forem nuance tout de même ces chiffres. «  En réalité, il y a très peu d’offres qui restent insatisfaites dans le temps  » nous dit-elle. Avant d’ajouter que «  certains employeurs ont de fortes exigences au départ comme être bilingue ou avoir 5 ans d’expérience mais ensuite ils baissent leurs exigences et trouvent un acquéreur  ».

Malgré tout, à peine 54,4 % des ex-étudiants ont trouvé un emploi dans les 6 mois. Les détenteurs d’un bac (73 %), d’un contrat d’apprentissage (63 %) ou d’un master (57 %) engrangent le meilleur taux d’insertion mais celui-ci varie également selon le domaine étudié. Les métiers manuels, l’enseignement primaire ou préscolaire, l’éducation physique, les sciences humaines et mathématiques ou encore les linguistes, se trouvent au sommet du classement. Même si la pensée populaire dit qu’il faut faire ce que l’on aime dans la vie, vous voilà prévenus.