Menace terroriste: l’armée belge demande à Google Earth de supprimer les photos satellites de ses installations sensibles

Le 26 novembre dernier, un déséquilibré attaquait la caserne de Flawinne, près de Namur. Quelques jours plus tôt, le niveau d’alerte terroriste était relevé à 4 pour Bruxelles. Alors que la Belgique craignait pour sa sécurité face aux djihadistes, il était possible de télécharger, via le site Google Earth, des images satellite claires de nos sites militaires, notamment Florennes et ses F-16 ainsi que la base de Kleine-Brogel où sont entreposées les ogives nucléaires américaines. Idem pour l’Otan à Bruxelles et le Shape à Cambron-Casteau. C’était encore le cas ce mercredi, mais peut-être plus pour très longtemps. Voici quelques semaines, l’état-major de la Défense a envoyé un courrier à Google.

« Un acte punissable »

Dans ce document, l’armée rappelle que l’exposition et la diffusion d’enregistrements photographiques sans le consentement de l’autorité militaire sont un acte punissable selon le Code pénal belge. « Il a été demandé à Google d’effacer ces enregistrements photographiques et de ne plus les montrer », vient d’indiquer le ministre de la Défense Steven Vandeput, interpellé à la Chambre par le député Open-Vld Tim Vandenput. Une réunion au sein du cabinet de la Défense est planifiée avec des responsables de Google. Le but d’une telle rencontre est de déterminer leur volonté d’agir et de fixer les modalités pratiques du floutage des implantations. Contactée par nos soins, la Défense n’a pas souhaité donner la liste des sites à censurer, précisant qu’il s’agissait là d’une question de sécurité nationale.

Retrouvez tous les détails de cette demande sur notre support numérique.