Mouscron, Comines et Estaimpuis: de moins en moins de demandeurs d’emploi

Bonne nouvelle : le nombre de demandeurs d’emploi baisse en Wallonie picarde, entre février 2015 et février 2016, selon le dernier rapport du Forem : 1.400 personnes de moins, soit 6,83 %, sont effectivement inscrites comme tels. Mais si la diminution existe, elle doit être relativisée puisque la population active diminue, elle aussi, légèrement. La faute aux exclusions du chômage et au vieillissement de la population.

À noter, toujours selon les derniers chiffres publiés par le Forem, que le taux de demandeurs d’emploi diminue lui aussi de près de 1 % en un an : il passe de 13,46 % en février 2015 à 12,54 % en 2016. Et cette diminution s’observe dans quasi toutes les communes de Wallonie picarde à l’exception de Brugelette et de Flobecq où il augmente légèrement pour la première et plus significativement pour la seconde.

Du côté des tranches d’âge, toutes sont concernées par cette baisse surtout les plus jeunes (20-29 ans). Une exception, là encore : les personnes âgées de 50 ans et plus, dont le nombre a augmenté de 0,5 % en un an.

Si les femmes sont toujours moins nombreuses parmi les demandeurs d’emploi de Wallonie picarde, la demande d’emploi parmi le sexe féminin a davantage encore diminué (-5,2 %) que celle de leurs homologues masculins, en recul de 4,1 %.

C’est à Estaimpuis que la diminution du nombre de demandeurs d’emploi est la plus importante, durant cette année, en Wallonie picarde avec une baisse de 12,77 %, puis à Antoing (- 12,41 % en un an)… et à Pecq qu’elle est la plus faible : 2 % de moins seulement (avec il faut sans doute le dire, un taux parmi les plus bas).

Enfin, en toute logique, ce sont les principales villes de Wallonie picarde qui comptent le plus de demandeurs d’emploi : 4.465 à Tournai, 3.279 à Mouscron et 1.446 à Ath. Cela dit, Péruwelz (1.101) et Lessines (1.081) suivent de près. À titre de comparaison entre arrondissements, cette fois : en décembre 2015, le taux de demandeurs d’emploi était de 13,6 % à Mouscron et de 12,6 % à Tournai, alors que la ville de Tournai a un taux plus élevé que son homologue hurlue.