Attentats de Bruxelles: "Je ne ferais pas de mal à une mouche", se défend Mohamed Abrini

Selon nos informations, « l’homme au chapeau » Mohamed Abrini aurait déclaré, lors de son audition, qu’il n’a pas fait sauter sa charge explosive intentionnellement. «  Je n’ai jamais été en Syrie, je ne ferais pas de mal à une mouche », se serait-il défendu.

Selon ses dires, le troisième homme de l’attentat de Zaventem aurait été forcé par les frères El Bakraoui à suivre Ibrahim et Najim Laachraoui à l’aéroport.

Ce serait Ibrahim El Bakraoui qui aurait choisi les cibles. Théoriquement, les charges explosives auraient dû être déclenchées devant les bureaux d’enregistrement à destination des États-Unis, de la Russie et d’Israël.

Mohamed Abrini se dédouanerait donc complètement des attentats de Bruxelles, selon notre source. Abrini ne serait ainsi quasi jamais sorti des différentes planques qu’il a occupées. Les frères El Bakraoui se chargeaient de son transfert d’une adresse à une autre, en voiture et coiffé d’une perruque, aurait-il expliqué.

Des déclarations qui laissent perplexes. Profiterait-il de la mort des frères El Bakraoui pour minimiser son rôle dans les attentats du 22 mars ? Ce n’est pas à exclure. Néanmoins une source citée par Le Soir mentionne que les frères El Bakraoui auraient tenu un rôle de premier ordre dans l’organisation des attentats de Bruxelles, mais également ceux de Paris.

Krayem tracé par son GSM

Selon une autre source bien renseignée, Osama Krayem aurait été repéré grâce à l’intervention d’un citoyen. Krayem, le Suédois de 23 ans qui a donné le sac d’explosifs à Khalid El Bakraoui à la station de métro Pétillon le 22 mars, a été aperçu quelques jours avant les attentats de Bruxelles. Un citoyen a entendu une conversation téléphonique qu’il a eue dans un tram de la capitale. « Il faut préparer trois sacs pour l’attaque », aurait-il entendu sans percuter. Ce n’est qu’au lendemain des attentats de Zaventem et du métro Maelbeek, que le citoyen a prévenu la police.

Les enquêteurs ont alors récupéré la vidéosurveillance de la rame en question et grâce à l’heure d’enregistrement, ils ont pu retracer l’appel et réussi à pister Osama Krayem jusqu’à Laeken, a-t-on appris. Mais Osama Krayem aurait déclaré que le sac qu’il a donné au kamikaze à Pétillon était totalement vide.

Selon sa version, il aurait voulu rejoindre la Suède mais sans succès. Il aurait alors occupé lui aussi la planque de Forest au 60 rue du Dries avec au moins 6 autres personnes durant une période. Mais le Suédois serait très peu bavard sur la préparation des attentats de Bruxelles et prétendrait ne rien savoir.