Le Belge souhaite mourir chez lui mais décède le plus souvent à l’hôpital

«Cette différence est due au manque de communication du Belge à ses proches sur ses dernières volontés», indique Jo Verheyden de Hooghenraed. «Notre étude démontre que la mort reste un tabou et que nous trouvons difficile d’en parler

Près de deux Belges sur trois (61%) déclarent avoir du mal à parler de la mort d’êtres chers. A propos de leur propre mort, les personnes sondées sont un peu plus disposées mais plus de la moitié (52%) trouvent qu’il s’agit d’un sujet de conversation difficile.

Un Belge sur deux tient son/sa conjoint(e) au courant de ses souhaits personnels. Quelque 48% déclarent être au courant des souhaits de leurs proches. «Certains Belges préfèrent écrire leurs souhaits, par exemple à propos des obsèques. 12% de nos répondants l’ont déjà fait, 42% le feront probablement. Pour un quart (26%), il s’agit de quelque chose d’impensable.»

Le Belge reste angoissé par la mort. La peur de la plupart des Belges (73%) est de mourir lentement, par exemple d’une maladie chronique. Presque la moitié des Belges (46%) ont peur de mourir seuls. Les femmes ont significativement plus peur que les hommes dans les deux cas.

Après la mort, la plus grande crainte est que les proches se remettent difficilement. L’inquiétude est significativement moins importante pour l’organisation et le financement des obsèques.