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Celui qui a tué le Binchois Nicolas Decamps à Gembloux dit ne se souvenir de rien: la famille exige une reconstitution

Me Franck Discepoli, avocat du papa de Nicolas Decamps qui avait été tué à la sortie d’un restaurant à Beuzet (Gembloux) le 6 septembre dernier, espère que les nombreux témoins des faits pourront être entendus lors d’une reconstitution.

En septembre dernier Nicolas Decamps, 26 ans, était mortellement poignardé sur le parking du restaurant Le Saint-Loup à Beuzet (Gembloux). D’après des témoins, c’est Thomas Stampetta, 23 ans, qui aurait donné l’unique coup de couteau. Un couteau de cuisine qu’il aurait saisi dans le restaurant.

L’intéressé conteste les faits. Et selon son avocat Me Preumont, si Thomas Stampetta ne parle pas d’un quelconque coup de couteau, c’est tout simplement... parce qu’il n’en a pas le souvenir. L’avocat précise que son client était sous l’influence d’un cocktail détonnant.

«Mon client avait consommé de l’alcool, de la cocaïne en journée et du cannabis en soirée, ainsi que des médicaments. Il avait tout de même un taux d’alcool de 2,70…», nous a confié l’avocat.

A ce stade de l’enquête (qui touche à sa fin), il semblerait que le juge d’instruction n’envisage pas une reconstitution des faits étant donné que le suspect dit ne se souvenir de rien ou de pas grand chose.

Il se rappelle en effet d’une altercation, sans plus, alors qu’après les faits, le parquet de Namur avait évoqué un « simple regard » de la victime qui aurait énervé le suspect.

Pour l’avocat des parties civiles, Me Franck Discepoli, il est important qu’une reconstitution soit réalisée. Il a introduit une demande allant dans ce sens.

« Il y a plusieurs témoins des faits. Si lui ne se souvient de rien ou quasi, eux pourraient se rappeler de ce qu’ils ont vu. Cela permettrait de voir si les versions du suspect sont plausibles et si celles des témoins vont dans le même sens. Cela me semble capital et ce à la limite même si lui n’y assiste pas »

Et Patrick Decamps, le papa de Nicolas de nous confier. « En fait, nous avons eu des accès au dossier mais nous ne savons rien de plus puisqu’il continue à dire qu’il ne se souvient pas. Nous espérons que les zones d’ombre vont pouvoir être éclaircies. En attendant, faire partie de l’association des parents d’enfants ayant été tués, nous procure du réconfort et de la force...  »

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