«Des écarts répétés, et un manque d’éthique», fustige l’opposition douroise en l’absence de Carlo Di Antonio

La tension était palpable au moment de discuter de l’arrêté d’expropriation signé par Carlo Di Antonio le 23 avril 2014. Alors ministre des Travaux publics, le bourgmestre en titre a signé un arrêté d’expropriation de 27 parcelles, parmi lesquelles trois appartiennent à une société fondée par son frère Roberto et dans laquelle le ministre détient l’une des 166 parts sociales.

L’opposition, qui n’avait pas encore réagi à ce sujet jusque-là, «  vu l’actualité des attentats de Bruxelles », a non seulement critiqué «  les manques de prudence et d’éthique  » de Carlo Di Antonio, mais a aussi été plus loin dans la démarche en évoquant des écarts « maladroits et répétés ».

Car, pour le PS, cette « maladresse » n’est pas isolée. «  Il faut arrêter avec ce couplet de la victime criant au scandale. Celui qui nous donnait une leçon d’éthique en 2012 se présente comme le gardien de la bonne gouvernance. Sans l’opposition, beaucoup de décisions auraient été frappées de nullité. »

À sujet, l’opposition PS donne quelques exemples, comme «  les incompatibilités soulevées dans le chef des échevins prenant part à des décisions du collège dans lesquelles un membre de leur famille est impliqué. »

Absent car retenu au Parlement, précise-t-il, Carlo Di Antonio a réagi sur la forme : «  c ’est déplorable. Sachant que je ne peux pas répondre, cette question revient. C’est un petit jeu… » Le ministre a ensuite critiqué le fonds, comparant la situation à « de la gesticulation politicienne. Si j’avais décidé de déplacer la route, il y aurait eu conflit d’intérêts », a-t-il répété.

Quant aux écarts épinglés par l’opposition, « il n’y a rien de concret », a insisté Carlo Di Antonio. En attendant, le PS s’interroge sur la mise à mal du dossier. À ce jour, aucune démarche en justice n’a été signalée.

Retrouvez notre dossier complet avec plus de réactions et d’autres infos communales dans l’édition de ce samedi