Le marchand de chevaux à Ogy arrêté aussi pour abattage illégal

Ce mardi, à 7h40, Pascal Delcourt, âgé de 37 ans, était interpellé par la police des Collines. La PJ, de même qu’un expert vétérinaire et l’association Animaux en Péril descendaient également sur les lieux afin de procéder à la saisie judiciaire d’une soixantaine d’animaux. Sur place, c’était l’apocalypse : « Des chevaux reclus dans un hangar sur une couche de 40 centimètres d’excréments, sans nourriture », décrivait Marie-Laurence Hamaide, vice-présidente de l’association. Des chiens, des oiseaux, des ânes, des chèvres, des veaux et beaucoup de chevaux y ont été récupérés par une dizaine d’associations et refuges, dans des états souvent catastrophiques : « Maigres, blessés, malades », décrit la vice-présidente. Pour deux poneys et un cheval, il était déjà trop tard. « Et nous avons dû, dans la journée, nous résoudre à euthanasier deux chevaux atteints de la gourme. Notre vétérinaire a estimé qu’ils étaient déjà trop loin pour être soignés ».

Pascal Delcourt, entendu par la police des Collines, puis par la juge d’instruction, a finalement été placé sous mandat d’arrêt mardi soir à Mons pour plusieurs infractions. À commencer par celles qui concernent la loi sur le bien-être animal… mais pas uniquement.

Il est aussi reproché au Lessinois d’avoir introduit, dans le commerce, de la viande destinée à la consommation humaine alors qu’elle n’avait pas été expertisée après abattage. Il s’agissait de viande de cheval, d’une bête qu’il avait mise à mort sans avoir les connaissances requises en la matière. Au moment de la saisie, ce mardi, les enquêteurs avaient retrouvé dans un sous-sol des viscères et carcasses d’équidés...

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