Les suicides coûtent 2 millions à la SNCB qui tente de se faire rembourser auprès des familles

La SNCB ne reste évidemment pas insensible à la douleur des familles et au choc causé par la perte d’un être cher… mais ces événements tragiques ont aussi un coût: réparations, retards de trains, frais de personnel, bus de remplacement, etc.

Notre société ferroviaire a donc fait ses comptes. Les 242 dossiers qu’elle a ouverts entre 2013 et la fin du premier semestre 2015 ont déjà révélé pour plus d’1,34 million d’euros de dommages à récupérer. Et l’opérateur ferroviaire estime à 600.000€ le montant encore à facturer pour les dossiers en cours, ce qui porte le dommage global à près de deux millions d’euros en 30 mois.

Détail important: «Cela n’englobe pas les dommages que HR Rail peut réclamer en tant qu’employeur du personnel ferroviaire, à titre de dommage émotionnel subi par le conducteur et/ou l’accompagnateur du train. Ces montants ne représentent également pas les coûts qui ont été subis par d’autres sociétés ferroviaires, comme les transporteurs de fret ou le transport international de voyageurs», a expliqué le ministre de la Mobilité, François Bellot (MR) à la question d’une députée de l’Open VLD.

621.000 € recouvrés

Sur les 242 dossiers, la majorité (225) concerne des suicides. Les autres cas sont considérés comme des accidents mortels (on ne prend donc bien ici en considération que les dossiers où il y a eu décès), à des passages à niveau (4) ou à la suite de trespassing (7), soit des gens qui se trouvent sur les voies, alors qu’ils n’ont évidemment rien à y faire…

Selon les statistiques du ministre, 621.000€, le tiers donc de la somme précitée, ont été recouvrés, alors que 54 dossiers ont déjà été clôturés et que le montant non recouvrable est estimé, provisoirement, à 161.000€.

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