Echec des discussions entre direction SNCB et syndicats: une grève au finish est prévue ce mercredi soir dès 22 heures

«Malgré les alternatives formulées par le front commun syndical, les directions ont refusé de retirer les mesures qui suscitent la colère des travailleurs», expliquent les syndicats dans un communiqué commun. «Suite à son intransigeance, la direction des Chemins de fer belges porte à elle seule la responsabilité du conflit actuel et de la rupture du dialogue social

Un mouvement de grogne des cheminots a débuté, mercredi, après la décision de HR-Rail, la société qui emploie juridiquement le personnel des chemins de fer, d’appliquer une mesure diminuant les jours de crédit des cheminots, sorte de jour de récupération.

A ce stade il nous revient par la voix d’une déléguée CGSP à Mons qu’une grève au finish des cheminots, trains compris cette fois serait lancée ce soir dès 22 heures. Les cheminots étaient déjà prêt a débrayer ce mercredi après-midi, mais les syndicats ont demandé de patienter afin que tous les travailleurs puissent rentre chez eux ce soir.

«Les gens pourront rentrer chez eux en train mais ensuite...»

Les travailleurs qui ont choisi le train comme moyen de transport mercredi matin pourront rentrer chez eux. «Mais le mécontentement est tellement profond que nous ne pouvons rien garantir pour jeudi», déclare le syndicaliste de l’ACOD (CGSP), Ludo Sempels. puisque les discussions lors de la réunion de la sous-commission paritaire nationale ont en effet échoué.

«Nous étions prêts à discuter avec la direction d’une série de mesures d’augmentation de la productivité mais les mesures devaient d’abord être retirées», indique Ludo Sempels. «Ce que la direction n’a pas voulu faire.»

Ludo Sempels souligne que les syndicats n’ont pas appelé à arrêter le travail. Mais les arrêts spontanés montrent selon lui «un mécontentement très grand. Nous allons certainement permettre aux voyageurs de rentrer chez eux mercredi mais je ne sais pas ce qu’il se passera jeudi/demain», conclut-il.

«La grève est menée en front commun au niveau national. Les principales gares du pays devraient être bloquées, tout comme les ateliers», a annoncé le président de la CGSP Cheminots, Michel Abdissi.

«Aujourd’hui, tous les ateliers étaient en grève. Le mouvement va être repris par les accompagnateurs et les conducteurs de train face au refus des directions du rail d’entendre les requêtes du personnel», explique M. Abdissi. La mesure diminuant les jours de crédit «concerne les 34.000 cheminots», indique-il encore, insistant ainsi sur l’ampleur que pourrait prendre la grève.

Les plus grandes gares sont concernées par les actions et les piquets seront maintenus devant les différents ateliers à travers le pays, selon M. Abdissi.

Aucune nouvelle rencontre avec les directions n’est prévue à l’heure actuelle, selon M. Abdissi. Les directions ont cependant fait savoir qu’elles étaient disposées à poursuivre la concertation. «Nous attendons d’être réinvités autour de la table», selon le président de la CGSP Cheminots.

Si du côté de la CGSP, on parle de grève au finish, la CSC se montre plus prudente: «Nous espérons quand même que la direction ouvrira les débats», fait savoir Isabelle Bertrand, permanente nationale de la CSC Transcom.

La grève menée en front commun débutera dès 22h00. «Nous voulons donner la possibilité aux voyageurs de rentrer chez eux», indique Philippe Dubois, secrétaire permanent de la CGSP Cheminots pour Bruxelles.