Zazie quitte le jury de "The Voice"

Prise par « L’Heureux Tour » jusqu’au mois de décembre prochain, Zazie ne retrouvera d’ailleurs pas son fauteuil rouge la saison prochaine. « À moins qu’ils acceptent de tourner les émissions à 3 heures du matin ? », plaisante la chanteuse de 52 ans, bonne joueuse et pas déçue de céder cette année la victoire au talent de Florent Pagny. « Slimane devait gagner. J’ai déjà réussi l’exploit d’emmener un mec de 36 ans, qui venait du métro, en finale. Jamais, on n’avait vu ça à la télé. Cela nous prouve encore une fois que ce programme n’est pas formaté même si le public vote et, qu’au final, il y a des limites. Clément a déjà été approché par des auteurs. L’histoire de « The Voice » a montré qu’il n’y avait pas qu’un gagnant. C’est d’ailleurs cette raison qui m’a finalement poussée à accepter ce rôle de coach alors qu’on me l’avait proposé depuis la première saison. »

Et au final, Zazie ne regrette pas d’avoir pris part à l’aventure. « Surtout cette année, je me suis amusée. Nous, les coachs, on s’est particulièrement bien entendu. On se voyait en dehors des tournages, on se faisait des restos. L’an dernier aussi, je m’étais amusée, mais je devais amadouer la bestiole. Je ne dormais pas avant les battles et l’épreuve ultime. »

Si aujourd’hui, elle a dompté les règles du jeu, comme Jenifer l’an dernier, Zazie quitte le jury pour se consacrer à sa carrière solo. «J’aimerais revenir en musique mais pas avec un album, autrement. Je réfléchis à des solutions. » En attendant, c’est son dernier disque, « Encore Heureux », que l’interprète défend sur scène. Un album qui regorge de sous-entendus. Nous avons proposé à l’artiste de réagir aux sept mots qui pourraient définir ce dernier opus.

1. Bonheur  : «  Est-ce que je traverse la période la plus heureuse de ma vie ? Sans doute que non, mais je décide de ne pas être malheureuse. À mon âge, on pense au moment présent parce qu’on a déjà vécu beaucoup de choses dans le passé et qu’on ne s’inquiète pas vraiment pour le futur. J’essaye d’injecter de l’humour, de la poésie et de la gentillesse dans mes journées. »

2. Tristesse  : « On a tendance à croire qu’on doit incarner la souffrance. Ce n’est pas le cas. »

3. Fidélité  : « Comment vous dire ? (rires) Je n’y crois pas tellement. À notre époque, on répond à notre désir, à nos pulsions. C’est l’affaire d’un couple. On peut cacher son infidélité ou ne pas être infidèle. Je n’ai pas encore tranché. »

4. Écologie  : « Respecter la planète, ça devrait être un truc qu’on fait égoïstement parce qu’on veut protéger notre habitat. Mes parents m’ont élevée là-dedans. On peut respecter l’écologie sans voter écolo, de manière individualiste. C’est la moindre des politesses. C’est comme mettre la fourchette à gauche et le couteau à droite. »

5. Femmes  : « Elles ont toutes en elles plusieurs facettes. Il y a la jeune fille à la vanille, la femme mature, la combattante, la mère. Cela fait notre courage mais on peut comprendre que les hommes aient parfois du mal à comprendre à laquelle d’entre elles ils ont affaire. »

6. Disco  : « Entre 18 et 25 ans, j’étais très boîte de nuit parce que j’adorais danser. Mais je n’avais pas les sous, ni le goût pour boire de l’alcool, alors j’allais boire l’eau du robinet aux toilettes. Aujourd’hui, je suis plutôt bar et je bois autre chose, je vous le confirme (rires). Mais, je bois toujours autant d’eau pour assurer le concert du lendemain. »

7. Enfoirée  : «  Jean-Jacques Goldman est irremplaçable. Pendant un an ou deux, je pense que personne ne devrait reprendre son leadership. Les choses sont assez bien mises pour qu’on fonctionne sans patron. Mais, si je devais choisir quelqu’un à la tête des Restos, ce serait Michaël Youn parce qu’il est joyeux, il a un cœur énorme et ce serait différent. »

En concert au Cirque Royal de Bruxelles du 1er au 4 juin. Rés. c-live.be ou 02/218.20.15.