Tournai: la médiation de conflits pour éviter la guerre entre voisins

«  Il était en train de planter des piquets sur mon terrain et il avait un plan avec lui. je lui ai demandé ce qu’il faisait, et il a brandi une masse dans ma direction. J’ai rattrapé la masse et il est tombé suite au mouvement de rotation. Je conteste l’avoir saisi au cou car j’avais les deux mains sur le manche de la masse », racontait un riverain de La Hamaide devant le tribunal. Son épouse était également poursuivie pour avoir brandi une fourche envers l’agresseur de son mari… Des conflits de voisinage qui partent en vrille, la Justice de paix en côtoie tous les jours. Le chien qui aboie toute la nuit, le voisin qui massacre une haie à la tronçonneuse, le coq qui chante aux aurores, la voiture du fils qui squatte systématiquement votre allée, voire le camion garé tout le week-end devant votre fenêtre et qui vous plonge dans la pénombre… Les sources de conflits sont infinies, car les gens sont de plus stressés et dialoguent de moins en moins.

À Tournai, comme dans d’autres villes de Wallonie picarde, la commune a mis en place un service de médiation pour la résolution à l’amiable des conflits. Trois médiateurs à mi-temps se partagent une centaine de cas par an : « Ce service au sein du SAIS s’occupe de médiation relationnelle », explique Yasmina Thiry, responsable du Service d’aide et d’intégration sociale de la cité des cinq clochers, « nous proposons gratuitement de la gestion de conflits entre personnes physiques et privées. Ce n’est pas un rôle d’ombudsman, le médiateur n’oblige en rien, nous ne sommes pas dans un cadre juridique, tout se fait sur base volontaire entre les parties et en toute neutralité ».

Retrouvez l’intégralité de ce dossier dans notre édition de ce lundi 30 mai.