Dossier des pièces à conviction volées: cinq personnes renvoyées devant le tribunal correctionnel de Mons

Dans une ordonnance rendue vendredi, la chambre statuant à huis clos renvoie cinq personnes devant le tribunal, sous inculpations de détournements par fonctionnaires, recels et infraction à la législation sur les armes. Les cinq prévenus sont un employé du local des pièces à conviction, un employé du local informatique, un agent de sécurité, son oncle (chasseur), et un autre chasseur des connaissances de ce dernier.

Révélé à la fin de 2014, ce dossier (voir la Province du 10 mai) était énorme, et le procès aura un goût de trop peu. Car sur les 450 armes détournées du local PAC, seules 65 ont été retrouvées. Le détournement des armes constitue le principal du dossier. Mais le tribunal jugera aussi du détournement de plusieurs ordinateurs déclassés, appartenant au SPF justice ; de quelques armoires, et aussi de téléphones.

C’est une enquête relative à un trafic de voitures en Hainaut qui allait lancer le dossier ‘des pièces à conviction’. Des armes fichées au ‘local PAC’ du palais de justice de Mons allaient être retrouvées chez les trafiquants présumés des voitures. L’enquête des ‘PAC’ en a débouché. Elle a nécessité l’interrogatoire de pas mal de monde… A l’arrivée, plusieurs personnes naguère inculpées, bénéficient finalement d’un non-lieu en vertu de l’ordonnance de vendredi.

« Notre impression dans ce dossier, poursuit l’avocat général Catherine Badot, est que d’autres personnes ont dans doute profité du trafic d’objets en tous genres du local des PAC. Mais voilà : suite à des interrogatoires, des perquisitions ont bien été menées, mais elles n’ont rien donné en son temps. Des bagues, entre autres bijoux, ont disparu, de même que des enveloppes d’argent. Autant de pièces qui n’ont jamais été retrouvées. »

Plus d’informations sur ce dossier dans l’édition de ce lundi