La coopérative le Chant de la Terre cherche un local pour son projet axé sur le bio et le local

L’an dernier, à Morlanwelz, voyait le jour un projet de coopérative écologique axée sur le développement durable, le respect de l’homme et de la terre.

Afin de vendre ses produits, la coopérative du « Biau Pachi », envisageait l’acquisition de la ferme Staquet, sur la chaussée Brunehaut. Mais la transaction n’avait pu aboutir et avec elle la dénomination du « Biau Pachi », liée au lieu choisi.

Mais pour les créateurs de la coopérative, cet échec relatif s’est transformé en opportunité. Les travaux se sont poursuivis. La coopérative s’est officiellement constituée le 12 février dernier. « Nous avons dû changer de nom et pour cette raison passer sous statut de coopérative à finalité sociale », confie Fiorella Pillon, à l’origine.

Le chant de la terre

Désormais baptisée le « Chant de la terre », la coopérative compte plus d’une vingtaine de coopérateurs actifs et quelques nouveaux qui ont déjà acquis des parts. Un site Internet et une page Facebook ont été créés dans la foulée.

« Nous avons reçu une bourse de l’Agence de l’Entreprise et de l’Innovation qui nous a permis d’obtenir 12.500 euros pour mettre en place le projet. Nous avons également introduit un dossier préparatoire pour l’obtention d’un subside en vue de créer un hall relais, une structure pour faciliter la logistique des producteurs locaux. »

En tant que projet éco-responsable, la coopérative vise la diminution de toute pollution et donc la limitation des déplacements et du transport afin de réduire les coûts et l’empreinte carbone. Néanmoins, la coopérative tente de rallier à sa cause des producteurs disséminés entre de Beaumont à Dour d’un côté et de Mettet à Montignies-lez-Lens de l’autre.

« Notre prochaine réunion évoquera la façon de mutualiser le transport, non seulement pour aller chercher les produits chez les producteurs, mais également pour en déposer d’autres chez eux. »

La coopérative ouvrirait vraisemblablement ses portes dans le courant du mois de septembre ou à l’automne.

Reste maintenant à trouver un local adéquat pour développer le projet et installer leurs caisses. Les coopérateurs ont un local en vue pour l’instant sur l’entité de La Louvière.

Dans la foulée, le Chant de la Terre mettra sur pied son premier marché de producteurs. « Un marché où nous rencontrerions les producteurs et où nous pourrions nous présenter », insiste Fiorella Pillon.

UNE Epicerie et UN repair café

Le Chant de la Terre disposera ainsi d’un espace tea-room pour prendre un thé ou un café équitable, un jus de fruits ou autre. Ce lieu de pause permettra également les échanges, les rencontres, les ateliers et les conférences.

On y trouvera par ailleurs des produits issus de l’agriculture bio, des produits alimentaires frais et secs, des légumes et des fruits, des fromages d’éleveurs locaux, de la viande locale, des pains et de la petite pâtisserie, des épices, des produits du commerce équitable. Mais aussi des produits d’entretien écologiques et un concept store éco-design axé sur le recyclage et la réutilisation.