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Leuze-en-Hainaut agrandit sa zone d’activités de 37 hectares

Ce mardi 7 juin, à 19h, à l’hôtel de ville, les Leuzois sont invités à écouter le plaidoyer d’Ideta en faveur de l’extension de la zone d’activités économiques qui devrait passer de 120 à 160 hectares. Les premiers emplois sont prévus après 2022. Le parc actuel arrive à saturation, justifie l’intercommunale de développement économique dont l’ambition est de parer le taux de chômage qui reste « trop important » en Wallonie picarde.

Avec ses 25 ha au « Vieux Pont » et ses 95 ha à Leuze-Europe 1 et 2, Leuze-en-Hainaut est dans le top 4 des zones d’activités économiques dans le Tournaisis avec Tournai-Ouest, Orientis (Ghislenghien) et Polaris (Péruwelz). Cela représente actuellement 23 entreprises et 2.200 emplois. Les fleurons sont Lutosa, active dans le reconditionnement de la pomme de terre, avec 600 emplois, la société de transports Fockedey avec 630 postes de travail et le site de cartonnage Lammerant avec 100 à 120 emplois.

Il reste actuellement 18 ha à valoriser et 18 autres à opérationnaliser, mais selon les estimations de l’intercommunale, il n’y aurait plus de terrain dans 12 ans, à raison d’une moyenne de 3ha vendus par an. Les observateurs les plus avertis feront remarquer que les entreprises existantes n’occupent pas systématiquement les surfaces achetées. « Nous réinterrogeons les entreprises chaque année », répond Pierre Vandewattyne, le directeur de l’intercommunale. « Et l’espace n’est pas utilisé, on le rachète ». Il y a les sites industriels désaffectés qui pourraient combler le manque d’espace, mais ils ne sont pas si nombreux dans la région, note le responsable d’Ideta, à l’exception de l’ancienne sucrerie de Frasnes et de « TECHNICITé » dans le centre de Tournai.

Pour éviter la saturation, Ideta a donc introduit une révision du plan de secteur pour transformer, dans le prolongement de Leuze-Europe 2, 37 ha de zone agricole en zone d’activités mixtes et industrielles. « Cela peut apparaitre tôt », convient Olivier Bontems, le directeur des participations et de l’énergie. « Mais la procédure est longue ainsi que le délai de mise en oeuvre- nous commercialisons maintenant des terrains achetés en 2005. Puis, il s’agit d’expliciter le plus vite possible à la population l’endroit où vont se développer les projets économiques ».

Selon Ideta, la nouvelle zone sera environ à 250 à 300 m des premières habitations. Et l’intercommunale compte valoriser la zone tampon en une zone d’intérêt paysager. Les impacts sur l’environnement seraient limités. L’extension ne représente que 0,63 % de la surface agricole utile de la commune, justifie encore Ideta. Elle a aussi choisi d’épargner une pension pour chevaux en la retirant de la zone. Parviendra-t-elle à convaincre les riverains ? Réponse ce mardi soir à la salle des fêtes de l’hôtel de ville.

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