Lucas, 8 ans, frappé à l’école car il supporte les Italiens: "Il m’a poussé dans la cabane de la cour, et il m’a mis une gifle" (vidéo)

Tout sourire, Lucas déguste son Fanta. Accompagné de sa maman, Tiziana, il n’a pas de raison de s’inquiéter. Sauf quand on aborde les faits de mardi dernier. Lucas se montre alors en colère. « Il n’a pas été puni, alors que les madames nous ont vus ! »  » (sic), lâche le garçonnet de huit ans. À première vue, les faits en question n’ont rien d’extraordinaires. Malheureusement, devrait-on dire. D’origine sicilienne, Tiziana a transmis sa passion pour l’équipe italienne de football à son fils. Mardi, après la victoire la veille des « Azzurri » sur les Diables, Lucas décide de se rendre dans son école du centre de Namur en portant sa vareuse et son short aux couleurs de l’équipe italienne.

Mais sa tenue ne plaît pas à un autre élève de son école, plus âgé d’un an. «  Il est vite venu se moquer de moi. Puis il m’a poussé dans la cabane de la cour, et il m’a mis une gifle », résume Lucas. L’altercation entre les deux enfants aurait été vue par des surveillantes. «  Mais elles n’ont rien fait ! », râle Lucas. Lui qui assure n’avoir que des bons points en comportement, il ne peut pas comprendre…

Tiziana, elle, n’a pas apprécié non plus que son fils se fasse ainsi frapper. Alors, elle est allée trouver la maman de l’autre garçon, pour avoir une explication et s’assurer que ça ne se reproduira plus. «  Je l’ai croisée dans la cour, et je l’ai interpellée sur le coup reçu par Lucas. Tout ce qu’elle a trouvé à me répondre, c’est qu’il y avait trop d’étrangers en Belgique, et que c’est à cause de ça qu’il y avait eu des attentats ! » Plutôt que de sermonner son fils et mettre fin à une dispute entre enfants, cette maman aurait préféré cautionner l’attitude de son gamin. «  Quand on voit le monde dans lequel on vit, je ne trouve pas ça normal comme attitude », juge Tiziana.

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