Philippe Luyten: «Trouvons les Éric Domb de demain» pour le bien de la Wallonie picarde

C’est un épisode relativement méconnu de l’aventure de Pairi Daiza (ex-Paradisio) en Wallonie picarde. Michel Lemay, célèbre patron carrier du Tournaisis décédé en 2012, est une des rares personnalités socio-économiques de la région à avoir cru au projet d’Eric Domb il y a plus de 20 ans. Le créateur du parc animalier aime souvent le rappeler d’ailleurs : « on m’a pris pour un fou à l’époque. Et beaucoup pensaient que j’allais me casser la figure ».

« Michel Lemay a beaucoup aidé Paradisio au départ », rappelle Philippe Luyten. « Il a été un des fondateurs. Il a fait partie du conseil d’administration. Mon projet est peut-être ambitieux, mais il est aujourd’hui avec la Fondation Lemay de trouver d’autres Éric Domb dans d’autres secteurs d’activités, de contribuer à la création d’autres success story dans la région ».

« L’objectif est de ne pas remplacer les acteurs en place comme les chambres de commerce », s’empresse de préciser le nouveau président. « C’est de trouver une place originale : d’être le maillon qui manque, celui d’aider les jeunes pousses, les jeunes talents mais de façon ciblée. On dit toujours que c’est plus difficile pour les jeunes de réussir aujourd’hui, d’obtenir un prêt par exemple. L’avantage de la Fondation est d’apporter du cash tout de suite et de prendre très rapidement des décisions pour un projet qui en a besoin. On peut le faire de plusieurs façons en aidant de jeunes talents, de nouveaux projets dans tous domaines confondus car l’économique, on peut en faire partout. Ce n’est pas uniquement focalisé sur les entreprises. On peut faire de l’économie dans la culture ».

Un exemple concret de soutien : Wapica, un créateur tournaisien de livres d’art axés sur l’histoire et le patrimoine régional. « On l’a aidé à trouver un consultant et à travailler avec un comptable, choses auxquelles ne pensent pas nécessairement les créatifs, les artisans. C’est une aide ciblée, car nous ne voulons pas saupoudrer. Nous n’attendons rien en retour : nous sommes là pour aider uniquement ».

Investi dans d’autres secteurs et associations, comme Wapinvest ou l’intercommunale Ideta (développement économique), Philippe Luyten estime avoir « une vue transversale » de la vie économique régionale, ce qui peut s’avérer très utile pour cibler l’aide aux jeunes talents. « Puis j’ai le bon âge pour le faire. Maintenant je m’amuse », sourit-il.« Je ne veux pas énumérer tout ce que j’ai fait, mais mon expérience peut servir ». C’est au service des jeunes talents mais aussi de la Wallonie picarde que veut se mettre Philippe Luyten avec la Fondation Lemay : « je suis convaincu que nous pouvons faire avancer la région, c’est ce que souhaitait Michel Lemay ».

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