Grève générale ce vendredi 24 juin en Belgique: voici tout ce qui sera à l’arrêt, région par région!

DANS LA REGION DE MONS-BORINAGE

TEC : A Mons-Borinage, TEC Hainaut annonce qu’environ 60% des voyages seront assurés depuis le dépôt de Mons. Au dépôt d’Eugies, à peu près un bus sur deux circulera.

SNCB : d’après le délégué CGSP Cheminots Jean-Marc Durieux, des perturbations importantes seront à prévoir sur le rail dans la région de Mons-Borinage, dès ce jeudi à 22h. Il est néanmoins difficile de connaître à ce stade l’ampleur exacte du mouvement. Une paralysie complète du réseau est peu probable aux yeux de ce syndicaliste. « On sort tout de même de neuf jours de grève. Les gens sont fatigués, » a-t-il commenté.

Entreprises : les entreprises de la région Mons-Borinage seront à l’arrêt, ce vendredi. L’ensemble des secteurs sont concernés. Des blocages seront organisés dans les zoning (Ghlin-Baudour, Tertre, Frameries). Les piquets se mettront en place dès 5h30 du matin. « Tout sera paralysé, » a commenté la secrétaire régionale Sandra Goret.

Commerces :

L’ensemble des commerces alimentaires seront fermés. Au niveau des Grands Prés et du Shopping Cora Hornu, les galeries commerçantes seront accessibles. Aucun blocage ne sera opéré. Néanmoins, les grandes surfaces resteront volets clos. Il n’est néanmoins pas exclu que certaines boutiques suivent le mouvement.

Hôpitaux :

Les hôpitaux privés (Epicura, CHR Mons-Hainaut) seront en « service dimanche ». Le personnel sera réduit. L’hôpital Ambroise Paré fonctionnera normalement. Une distribution de tracts à destination du personnel et du public sera tout de même effectuée.

Routes :

A priori, aucun blocage de route ne devrait être mis en place à Mons et dans le Borinage.

A signaler toutefois, le barrage filtrant au poste frontière d’Hensies. La circulation frontalière devrait être fortement impactée sur la E19 Mons-Valenciennes. Des syndicats Français ont symboliquement décidé de s’y réunir pour symboliser leur combat commun contre les mesures d’austérité. « Notre lutte est commune. C’est le même objectif qui est poursuivi par la loi Peeters et la Loi Travail. Ces mesures visent à davantage d’austérité dans les droits sociaux et les services publics, » a commenté le secrétaire régional du SETCa Mons-Borinage Patrick Salvi. « Aujourd’hui, la droite au gouvernement veut nous emmener vers un positionnement très politique. Mais les Flamands ressentent les mêmes problèmes que nous. Cette action transfrontalière a donc un double objectif : c’est de dire qu’il n’y a pas de différence entre la Belgique et la France mais pas non plus avec le Nord du pays, contrairement à ce que Bart de Wever veut nous faire croire. Ce n’est pas le gouvernement qu’on vise mais les mesures qui sont prises. »

DANS LA REGION DE CHARLEROI

La grève s’annonce très suivie dans la région de Charleroi/ Sud Hainaut où la FGTB, toutes centrales confondues, mais aussi la CNE appellent à la mobilisation.

> L’industrie sera à l’arrêt. Cela vaut pour les entreprises du verre, de la sidérurgie, des fabrications métalliques, de l’aéronautique.... AGC, Arcelor, Aperam, Caterpillar seront en première ligne.

Par contre, les accès aux parcs d’activités économiques de la région resteront libres.

> Commerce : les grandes enseignes à guichets fermés. Des piquets sont annoncés devant les magasins Carrefour, Colruyt, Delhaize, etc..

Les centres commerciaux ne seront pas épargnés. Ville 2 devrait rester fermé.

> Prévoyez le plan B dans les transports publics.

D’importantes perturbations en vue sur le réseau du TEC Charleroi. En d’autres termes, peu, voire pas, de bus . Idem pour le métro

Importantes perturbations annoncées aussi sur le rail. Elles débuteront à partir de jeudi à 22h jusqu'aux derniers trains de vendredi.

> A éroport de Charleroi

Les rangs risquent d’être clairsemés… et par conséquent les contrôles et autres opérations risquent de prendre plus de temps. Il vous est donc conseillé de vous présenter au terminal en prévoyant une marge de sécurité.

Les accès vers le terminal devraient rester libres de toute entrave.

> Perturbations dans les administrations. Cela vaut à tous les échelons: fédéral, régional ou local.

> Secteur non-marchand à géométrie variable . Pas de service minimum dans les hôpitaux: les consultations seront assurées normalement. Mais des assemblées d’information et des distributions de tracts sont prévues.

La Funoc, le Centre Coordonné de l’Enfance ou encore les Mutualités seront également touchés par la grève.

DANS LA REGION DE LIEGE

Le pays sera quasiment à l’arrêt ce vendredi 24 juin suite à la une grève nationale lancée dans le cadre du plan d’action fédéral du syndical socialiste FGTB. La province de Liège ne sera pas épargnée. Loin de là…

> COMMERCES ET ENTREPRISES

L’économie de la région liégeoise sera mise à l’arrêt. Ainsi, les secteurs industriels (métallurgie, chimie, verre, travail adapté, fabrication métallique), l’aéroport de Bierset et les grandes enseignes du commerce (Ikéa, Cora, Carrefour, Delhaize, Colruyt, Makro, etc.) seront fermés.

> TRANSPORTS ET ADMINISTRATIONS

De même, signale Jean-François Ramquet, le secrétaire régional de la FGTB Liège-Huy-Waremme, «la fonction publique sera à l’arrêt, suite aux piquets devant les administrations et aux fortes perturbations dans les transports publics.»

Peu de bus devraient circuler ce vendredi. Au maximum un bus sur deux. Et le syndicat socialiste annonce plus de perturbations encore sur le rails en région liégeoise.

>ECOLE

Dans les établissements scolaires, c’est du cas par cas. Mieux vaut vous renseigner avant pour savoir si l’enseignant de votre enfant sera en grève ou pas. Et de toute manière, chaque école doit organiser des garderies pour pallier aux éventuelles absences de leurs professeurs.

> POUBELLES

A Liège toujours, la ville craint des perturbations dans la collecte des déchets et notamment à Jupille, Bressoux, Droixhe et Grivegnée-Haut. Les camions entameront leur tournée comme d’habitude, mais si l’accès aux points de déversement est impossible, les collectes seront interrompues. Une collecte de rattrapage sera organisé lundi 27 et mardi 28 juin pour rétablir la situation.

> ACTIONS CIBLEES

Parallèlement aux blocages mentionnés précédemment, des actions ciblées auront également lieu. Ainsi, la FGTB annonce que «des militants se rassembleront sur le parking de l’enseigne Décathlon à Alleur afin de rappeler que cette marque appartient à la multinationale française Mulliez, du nom de la famille la plus riche de France qui possède de multiples enseignes dans de très nombreux secteurs économiques et qui est aujourd’hui dans le collimateur de la justice française pour fraude fiscale et blanchiment.»

> SANTE

Les hôpitaux seront mis en norme «service de dimanche».

> CONSTRUCTION

Autre secteur sensible: la construction avec la problématique du dumping social. «Une surveillance des chantiers de construction recourant au dumping social sera organisée. En particulier, une concentration aura lieu devant l’entreprise Galère à Chênée», renchérit M.Ramquet.

Plus globalement, la FGTB déplore que «le gouvernement fédéral soit au service des employeurs et des plus riches» et qu’il reste «sourd aux réalités et besoins ainsi qu’aux propositions des travailleurs et des bénéficiaires d’allocations sociales.»

DANS LA REGION DU CENTRE

À l’appel de la FGTB nationale, la régionale du Centre sera demain sur le terrain pour manifester son opposition à la politique gouvernementale. Des perturbations sont à prévoir un peu partout. Et déjà dès ce soir…

Dès ce jeudi 22 heures, des perturbations sont à prévoir à la SNCB. Sur l’ensemble du réseau mais aussi bien sûr dans la région du Centre. Un mouvement de grève auquel s’associeront toutes les centrales du syndicat socialiste.

Ahmed Ryadi, secrétaire régional de la FGTB Centre préfère pour l’instant ne pas entrer dans les détails des actions prévues demain. « Dans le contexte actuel, nous préférons ne pas donner trop de précisions pour éviter de possibles actions en référé… » Et quand on lui demande un topo de ce qui est prévu demain, il répond simplement « comme la fois dernière… ». En clair, les centres commerciaux, les entreprises, les zonings industriels risqueront d’être impactés et pas qu’à La Louvière mais bien dans toute la région du Centre.

« Les enseignants ont été appelés à suivre le mot d’ordre, comme l’ensemble des services publics pour les affiliés de la CGSP ». Des difficultés de transport sont bien sûr également à prévoir sur le réseau TEC. « Les mouvements sont toujours bien suivis dans le Centre… » En clair, il faut s’attendre à quelques perturbations ce vendredi…

DANS LA REGION DE L’ENTRE-SAMBRE-ET-MEUSE

- Perturbations assurées au niveau de tous les bureaux de poste de la zone (Philippeville, Mettet, etc)

- Effectifs réduits au service population de la commune de Sambreville. Dans les autres administrations, il nous a été précisé que c'était impossible de prédire l’impact.

- Au niveau des établissements secondaires comme L'athénée Royal de Tamines, Notre-Dame à Philippeville ou l'Athénée Jean Rostand, on nous signale que ce vendredi, ce sera encore les délibérations toute la journée. Donc pas d'impact sur les élèves

- Perturbations dans les magasins Frunpark et Shop in Stock comme zonings commerciaux. Après contact avec plusieurs enseignes, on ne prévoit pas de blocage massif mais des perturbations sont possibles. "On ne sait pas encore dire, on verra demain", nous a-t-on répondu à plusieurs reprises. Idem pour les magasins de la rue de Neuville à Philippeville.

Ailleurs, à Chimay, Couvin, Florennes ou dans la Botte, les petites établissements du centre avec qui nous avons pris contact ne parlent pas de blocage.

DANS LE BRABANT WALLON

«Toutes les entreprises qui en ont la possibilité et qui sont structurées syndicalement seront bloquées», indique Enzo Gramaglia, secrétaire régional adjoint pour le Brabant wallon. Il ne peut toutefois pas encore indiquer lesquelles précisément. «Il y aura probablement des rassemblements aux entrées des zonings mais rien n’est déterminé à ce stade». Des actions de sensibilisation seront certainement menées à Walibi, à la suite du licenciement d’un délégué syndical. Le secteur public sera, là aussi, fortement impacté. «Les perturbations seront relativement importantes. Dans les écoles, la mayonnaise prend bien», ajoute Enzo Gramaglia.

DANS LA REGION DE NAMUR

A Namur aussi, une série de piquets de grève sont prévus, notamment devant Electrabel, la plupart des ministères ou les administrations communales. Certains seront réalisés en front commun avec la CSC. Bien que le bureau national du syndicat chrétien ait décidé de ne pas appeler à la grève, il couvrira ses membres des actions éventuelles. Dans le secteur public, aucun piquet ne sera organisé devant les dépôts du Tec ou la gare mais de fortes perturbations surviendront étant donné que beaucoup de travailleurs de la société de transport sont affiliés au syndicat socialiste. Des crèches pourront fermer. Les dépôts de la Poste seront bloqués, la distribution du courrier sera donc troublée.

A Namur, on signale aussi qu’il y aura des arrêts dans les carrières, dans les ETA (entreprises de travail adapté), dans le secteur industriel (chez BPMN et Remalux) et chez Remacle à Floriffoux (partiel). Et dans tous les chantiers du secteur de la construction.

A BRUXELLES

À Bruxelles, des piquets sont prévus, notamment devant les entreprises Audi, Inbev ou Cobelguard. La maison communale de Saint-Josse sera aussi touchée. La FGTB Bruxelles et son secrétaire général feront le tour des actions pour soutenir les travailleurs, annoncent-ils dans un communiqué. Les zonings de Brucargo de Melsbroek et de Diegem pourraient être bloqués par des piquets.

De son côté, la Stib s’attend à d’importantes perturbations sur son réseau. Des collaborateurs de la Société bruxelloise de transport public, dont des conducteurs et des chauffeurs, soutiennent le mouvement. Il est difficile d’estimer l’ampleur des perturbations, mais la Stib annonce qu’elle mettra tout en œuvre pour informer au mieux ses voyageurs de la situation en temps réel, sur ses différents supports de communication.

Les prochains rendez-vous destinés à contester la politique du gouvernement fédéral sont d’ores et déjà pris le 29 septembre pour une manifestation nationale en front commun syndical et le 7 octobre pour une grève générale en front commun également.