Des cannibales vivaient dans des grottes près de Namur

Des traces retrouvées sur les os en attestent. Elles sont particulièrement visibles sur les images en haute résolution. Les coupures, les cassures et les impacts de percussion montrent qu’on s’est livré à des actes de boucherie. Il y a aussi eu du dépeçage et de la désarticulation. De la moelle a été extraite.

Les investigations ont été menées par une équipe internationale pluridisciplinaire comprenant deux scientifiques de l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique, Patrick Semal et Mietje Germonpré. Les nouveaux examens ont permis d’identifier 99 nouveaux restes de Néandertaliens, appartenant à au moins cinq individus. Avec de tels résultats, Goyet devient la collection de restes néandertaliens la plus importante d’Europe du nord.

Selon la datation au carbone 14, les Néandertaliens des grottes de Goyet qui se trouvent sur la commune de Gesves ont vécu il y a 40.500 à 45.500, soit juste avant l’arrivée de l’Homme moderne en Europe. Plusieurs questions restent encore en suspend. Les cannibales de Goyet ont-ils dépecé les corps lors de rituels. Ou ces restes constituaient-ils une source ordinaire de nourriture? À ce stade, il est impossible de se prononcer, reconnaît l’Institut des sciences naturelles.

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