Découvertes archéologiques à Mons: sous le jardin, les murailles

Le chantier immobilier en question a été ouvert par l’entreprise Thomas et Piron-Bâtiment et dessiné par l’architecte Fabrice Sobczak. La DGO4 du SPW, service Archéologie du Hainaut, planche sur cette grande trouvaille depuis février déjà. « Sur le cadastre, et sur le terrain, cette parcelle de 524 mètres carrés, ancienne propriété privée, était inscrite comme jardin. Mon œil ! », sourit Cécile Ansieau, archéologue du SPW. « Nous avons effectué une double trouvaille passionnante. Nous pensions avoir trouvé les vestiges du couvent des Carmes Chaussés. Mais ces murailles sont plutôt les vestiges de petits bâtiments à vocation artisanale, voire semi-industrielle. »

Ce site a été mis au jour en deux étapes. « Début de l’année 2016, confie Christophe Corduant, gestionnaire administratif pour Thomas&Piron Bâtiment, nous avons obtenu un permis pour bâtir un immeuble de 15 appartements à 4 niveaux. C’est sur cette parcelle ‘verte’ que nous avons achetée au propriétaire de cette maison, à la façade donnant rue du Hautbois. Nous devions effectuer les fondations, et donc creuser le sol à la pelleteuse. C’est ainsi qu’en février, sous 1m50 de terres de jardin, nous avons mis au jour des arases de murailles. Comme le stipule le règlement wallon, nous avons contacté le SPW. »

Sur le site, un local semble avoir servi pour brûler des pierres calcaires et confectionner de la chaux. « Ce local est carrelé de grandes pierres bleues, de pavés et de briques sur tranche. Un édifice circulaire, incurvé, adossé à la rue Rachot, doit encore être analysé. Nous ignorons à quoi servait cet édifice. Il reste une charnière de porte, ainsi que des rigoles servant à faire dévaler les eaux usées vers une sorte de puits. C’est passionnant », conclut Cécile Ansieau.

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