Les chats domestiques devront obligatoirement être stérilisés dès 2017 en Wallonie

Celle-ci pointe du doigt le problème de la surpopulation des chats, menant à l’euthanasie de plus de 5.000 d’entre eux chaque année en Wallonie.

Pour l’anniversaire du ministre wallon du Bien-être animal, Carlo Di Antonio, l’association de défense des animaux Gaia a baptisé 14 chatons de son nom. Quatorze parce que c’est le nombre de chats qui naissent chaque jour. Gaia a voulu sensibiliser le ministre au surpeuplement des petits félins, qui mène à l’euthanasie de plus de 5.000 d’entre eux chaque année en Wallonie, faute de place dans les refuges. Pour l’association, la stérilisation et la castration sont les seules solutions pour pallier ce problème, jusqu’à ce que leur population soit gérable.

Carlo Di Antonio a vite répondu sur Facebook, annonçant que la stérilisation des chats sera obligatoire dès le printemps 2017. Il proposera un arrêté royal en première lecture au gouvernement en septembre. Il abrogera ainsi l’arrêté royal en vigueur actuellement. Le nouvel arrêté royal garde l’obligation de stérilisation pour les refuges avant l’adoption mais désormais la charge de la stérilisation reposera sur l’acheteur et non plus sur le vendeur.

Toute personne qui adopte ou achète un chat devra le faire stériliser avant l’âge de six mois s’il est né après l’entrée en vigueur de l’arrêté, endéans une période transitoire de deux ans s’il est né avant l’arrêté. «Ceci colle mieux à la réalité, l’ancienne formule ne fonctionnait pas. Qui stérilise les 6 chats qu’il a trouvés dans son jardin (+- 600 euros) avant de les donner ?"

Tous les chats domestiques sont concernés, à l’exception de ceux destinés à l’élevage: non seulement ceux qui sont donnés ou vendus mais aussi ceux qui sont trouvés ou issus d’une portée propre.

Le contrôle s’effectuera via la base de données dans laquelle les chats doivent être identifiés et enregistrés. La secrétaire d’État bruxelloise au Bien-être animal, Bianca Debaets, a d’ailleurs annoncé mardi que le gouvernement bruxellois a donné son accord à la création d’une telle base de données, afin de «retrouver plus facilement les propriétaires en cas de perte de l’animal et de mieux contrôler le commerce des chats». La base de données est désormais commune aux trois régions (wallonne, flamande et bruxelloise).