Prêtre égorgé: les deux terroristes ne se connaissaient pas avant le 22 juillet, soit 4 jours avant l’attaque

Selon les informations du Parisien, Adel Kermiche et Abdel-Malik Petitjean, les deux terroristes français de 19 ans, ne se sont connus que le 22 juillet, soit quatre jours avant de commettre leur acte morbide dans une église.

Kermiche et Petitjean se sont parlé via la messagerie cryptée, Telegram. « Nous devons désormais faire face à de petites équipes constituées sur cette messagerie », confie un haut fonctionnaire au quotidien français en pointant du doigt un danger : le passage à l’acte imminent.

« Ces terroristes, très jeunes, au profil très varié, sont peu ou pas connus des services de renseignements, sont mis en relation par de mystérieux intermédiaires, via des réseaux cryptés et passent à l’action très rapidement après s’être rencontrés ».

Tout en accédant à l’application sur son smartphone, l’homme qui se présente comme «fiché S» à la Voix du Nord affirme avoir eu «des contacts réguliers avec Adel Kermiche», et être «un des maillons de la chaîne mise en place» par le jihadiste, qu’il affirme avoir consulté pour son «enseignement religieux».

Les téléphones des deux tueurs, qui vivaient à 700 kilomètres l’un de l’autre, ont «borné» dès le 23 juillet, trois jours avant l’attentat, à Saint-Etienne-du-Rouvray, «aux mêmes endroits», notamment dans la zone du domicile de Kermiche, selon une source proche du dossier.

La mère d’Abdel Malik Petitjean affirme quant à elle que son fils était parti lundi 25 juillet en covoiturage pour, lui avait-il dit, rejoindre un cousin à Nancy.