Châtelet: malgré ses bras cassés, il tape sur son père et sur sa copine…

L’homme, qui est cuisinier à l’armée, pourrait sembler inoffensif a priori : il a les deux bras cassés, immobilisés par des attelles. Malgré ces difficultés opérationnelles, il a le caractère difficile et son inactivité forcée n’arrange rien. Bref, ce week-end, sa compagne en a ras le bol des disputes incessantes et elle décide de le ramener chez ses parents, un couple de septuagénaires domiciliés à Châtelet. C’est dans la voiture, sur le trajet, que la malheureuse prendra un coup dans la figure. « Je ne l’ai pas fait exprès, j’ai levé les bras et elle a pris un coup sur le nez » expliquera-t-il par la suite…

Soupe-au-lait !

Son père, cependant, n’apprécie guère et le lui fait vertement comprendre à l’arrivée : on ne frappe pas sur sa copine. Mais Bertrand n’est pas d’humeur à subir un savon paternel et il frappe son père. Premier appel à la police et première présentation devant un juge d’instruction. Bertrand échappe de justesse au mandat d’arrêt, il est placé sous mesures alternatives et reste en liberté, à condition d’éviter tout contact avec sa copine, avec ses parents et de cesser de boire. Il est prévu qu’il rentre à la caserne, malgré le certificat médical qui l’empêche de reprendre ses activités culinaires. À ce moment-là, n’importe qui aurait foncé à la gare pour prendre le train et rentrer à la caserne.

Rebelote

Pas Bertrand. Lui, il est d’abord allé prendre un verre (ou deux), et, en état d’ébriété, il s’est présenté chez ses parents sous prétexte de venir chercher ses affaires. Là, il s’est effondré endormi sur son lit. Ce sont finalement ses parents, effrayés de son comportement violent et craignant pour leur sécurité, qui ont fait appel aux forces de l’ordre. Bertrand a donc recomparu devant la juge d’instruction qui a bien dû constater qu’il ne respectait pas les conditions de ses mesures alternatives. Pour le cuistot, les carottes sont cuites, cette fois, c’est la prison ! Pour quelques jours au moins.