Mons: la future gare va grandir de 17 mètres, ce jeudi

Ce jeudi matin vers 8h, le personnel de la société Pirson (Liège) active sur le chantier de la gare de Mons entamera le deuxième poussage de la passerelle métallique. Comme son nom l’indique, il s’agit de pousser l’énorme structure métallique, visible depuis les boulevards, vers la place Léopold. Au total, cinq opérations de poussage sont prévues pour faire glisser la passerelle au-dessus des voies ferrées, assurant ainsi la liaison entre la place Léopold et les Grands Prés.

Une opération néanmoins délicate compte tenu du poids du mastodonte à déplacer.

Le 21 juin, lors de la première opération de poussage, un « morceau » de la passerelle long de 48 mètres et pesant 1.250 tonnes avait été poussé sur 10 m. Demain, le deuxième tronçon (il y en a cinq en tout), d’une longueur de 16 m, sera à son tour poussé, faisant ainsi avancer la gare de 17 m en direction de la place Léopold. Au total, ce sont 64 m d’acier pesant au total 1.600 tonnes qui seront poussés. « La structure sera avancée à l’aide de câbles actionnés par des vérins hydrauliques », explique Martine Doutreleau, porte-parole de la société Eurogare, maître d’œuvre.

Précisons que les travaux programmés ce jeudi n’auront pas d’incidence sur le trafic ferroviaire.

Aucune date n’est encore avancée pour les trois autres opérations de poussage, mais l’objectif d’Eurogare reste de terminer la gare pour 2018. « Notre but est de mettre la future gare en service dans deux ans. Cela signifie que les voyageurs pourront se déplacer sur la future passerelle pour accéder aux quais et que la gare provisoire pourra être démontée. »

Tout ne sera pas terminé, loin de là ! Il faudra ensuite construire les abris des quais et installer les commerces prévus dans la passerelle.

Retrouvez cet article dans sa version intégrale et notre reportage photos dans La Province de ce mercredi.