Van Buyten met les choses au point à propos de Ferrera: "Il n’y a que les résultats qui comptent, l’entraîneur fait ses choix et prend ses responsabilités"

Dans l’hebdomadaire Sport/Foot Magazine, Daniel Van Buyten s’est livré sur sa relation avec l’entraîneur des Rouches, Yannick Ferrera, actuellement dans l’œil du cyclone du côté de Sclessin.

Le conseiller du président répète tout d’abord qu’il était derrière l’arrivée du Bruxellois à la tête du noyau rouche : « Son profil correspondait parfaitement à ce que nous voulions au club. Sa personnalité, la motivation, l’ambition et la jeunesse. Il devait apporter une bouffée d’air frais au club. »

Avant de revenir sur leurs relations actuelles, que beaucoup disent compliquées : « Yannick peut m’appeler quand il veut. Je n’ai pas de problème avec lui. ». Il avoue tout de même qu’il ne partage pas toujours les mêmes opinions que son entraîneur. « Je suis aussi là pour dire quand je ne suis pas content. Comme contre Bruges, par exemple, en Supercoupe, où à 10 contre 11 on devait être capable de gagner ce match. »

« Peut-être que c’est interprété comme un manque de soutien »

« Je suis là pour aider à atteindre les objectifs que le président a fixés. Et je ne vois pas pourquoi je ne soutiendrais pas l’entraîneur. (…) On attend de Yannick Ferrera qu’il donne le meilleur pour faire gagner le Standard. Peut-être que c’est interprété comme un manque de soutien. »

Il y a récemment eu beaucoup de tensions à Sclessin, comme lorsque Ferrera a renvoyé plusieurs joueurs transférés lors des récents mercatos dans le noyau B. « C’est Yannick qui décide qui il veut aligner et c’est lui aussi qui décide de mettre un joueur dans le noyau A ou B. Moi, mon rôle, c’est de lui dire que ce n’est pas une bonne chose si je trouve que ce n’est pas une bonne chose ! Beaucoup de gens pensent que la direction sportive du club joue un rôle dans ses choix mais non : l’entraîneur a tout le pouvoir de décision. »

« L’entraîneur, qui fait ses choix, prend ses responsabilités »

Quand on lui parle des transferts qui ne jouent pas, la réponse est cinglante : « En foot, il n’y a que les résultats qui comptent. Les personnes qui s’occupent du recrutement, dont moi, prennent leurs responsabilités. L’entraîneur, qui fait ses choix, prend les siennes. »

Il est aussi revenu sur la polémique lancée par Santini, qui déclarait que le conseiller du président et lui ne s’étaient jamais adressé la parole. Le tout en affirmant son rôle dans le club.

« Je ne suis pas entraîneur, je ne suis pas directeur sportif, je suis au-dessus. Je suis venu pour aider Bruno Venanzi (le président du Standard, NDLR) à structurer le club au niveau sportif. Mon boss, c’est Bruno et c’est à lui que je dois rendre des comptes. Je ne suis pas là pour me faire des amis. Peut être que je ne voyais pas Santini tous les jours pour lui dire bonjour mais c’est plus important d’aller voir des joueurs qui ne jouent pas que ceux qui jouent tous les week-ends. »