Meurtre de Chantal Humblet à Hannut: Stéphane Médot accusé de viol par sa complice Sabrina J.

Le soir du 24 mai dernier, la fille de Chantal Humblet, pédicure de 53 ans domiciliée à Hannut, se rendait chez sa maman, qu’elle ne parvenait pas à joindre. Elle avait découvert son corps sans vie, dans la chambre ; un chiffon lui obstruait la bouche et elle avait été ligotée.

Les enquêteurs ont notamment visionné les images de surveillance d’une station-service proche de la maison de la victime, à Lens-Saint-Remy. Ils ont ainsi reconnu Stéphane Médot, 36 ans, qui a passé une douzaine d’années derrière les barreaux avant de fonder une asbl destinée à éviter la prison aux jeunes. Sur la vidéo, il discutait avec une dame qui semblait lui indiquer la maison de la victime. Cette dame, c’est Sabrina J., une mère de 3 enfants, gardienne de prison, avec laquelle il sortait. Son nom a été retrouvé parmi les clientes de la pédicure. Elle a comparu devant la chambre des mises en accusation de Liège, ce mardi.

Stéphane Médot

L’Audi Q5 de la victime avait été retrouvée à 8 km du lieu du crime. A la revente, elle valait 3.000 euros ; d’après la version du couple, c’est en vue de la dérober que l’opération avait été montée. Stéphane Médot se serait présenté, d’après lui, comme étant négociant en vins. Elle lui aurait ouvert la porte, et c’est parce qu’elle criait qu’il l’aurait étouffée. Dans cette maison sans voisin direct, n’y avait-il pas d’autre moyen d’éviter qu’elle ne crie ? Et pourquoi prendre de tels risques pour 3.000 euros ? Telles sont les questions, primordiales pour l’enquête, qui restent sans réponse. Stéphane Médot se tient à cette version, et Sabrina J. affirme que c’est effectivement un projet de vol qui lui avait été présenté par son compagnon. Elle ignorait, dit-elle, que la victime était décédée. Pour qu’elle ne le dénonce pas, Médot l’aurait menacée avec une arme. Un dossier de viol a d’ailleurs été ouvert car la trentenaire aurait déclaré avoir été contrainte, peu après les faits, à entretenir des relations sexuelles avec le suspect.

Du côté de la défense, Me Simonis, pour lui, et Me Töller, pour elle, préfèrent ne pas émettre de commentaires : « Nous attendons les conclusions des experts psys, et celles-ci peuvent apporter un éclairage intéressant au dossier », commente Maxim Töller. La détention de sa cliente a été confirmée.