Jonathan Legear se dévoile sur ses déboires et ses espoirs: "La vie n’est pas un film, on ne peut pas la rembobiner"

Ce n’est pas en regardant les sélections du Standard qu’il se rappellera à vos bons souvenirs. Cette saison, Jonathan Legear, 29 ans, n’a disputé que 71 minutes avec le Standard. Pourtant, il est en forme et pleinement épanoui. Son statut de remplaçant ne l’indiffère pas, mais il le relativise, lui qui peut vivre quotidiennement auprès de sa famille. « J’avais beaucoup de retard en arrivant au Standard. Malines m’avait remis sur pied à 50-60 %, je dois beaucoup à ce club, mais ça a pris encore un peu de temps pour que je redevienne un joueur pro, à savoir un joueur qui avait envie de s’entraîner et avait le sourire quand il se levait le matin », confie-t-il. Car cette envie, il l’avait quelque peu perdue. « parce que j’ai eu l’impression qu’on m’a mené en bateau pendant plusieurs saisons. Entre la Russie et le Standard, je n’ai jamais été maître de ma situation. J’ai subi. (...) À un moment donné, je me suis même demandé s’il ne valait pas mieux que j’arrête le football. Mais je me suis dit que j’étais quelqu’un de fort, capable de surmonter les épreuves et que je devais faire face. »

Privé des siens lors de son exode russe (au Terek Grozny de 2011 à 2013), Jonathan Legear est finalement revenu de loin, d’abord à Malines puis au Standard. Et il ne compte pas partir de sitôt. « Jouer au Standard a toujours été mon rêve d’enfant. C’était une fierté. J’ai eu de très bonnes années à Anderlecht, c’était un passage magnifique, mais le Standard reste le club de ma ville. (...) J’aimerais être champion une fois avec le Standard », clame-t-il.

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