Bruxelles: des ambulances dans un piteux état (photos)

Cathy Deridder, une ancienne employée d’une entreprise d’ambulances privée située à Wemmel, en périphérie, dénonce depuis plus d’un an les pratiques de son ex-employeur Naos. L’entreprise située à Wemmel transporte chaque jour des blessés et des malades à travers la région bruxelloise. «Mais les véhicules sont dangereux pour les patients», nous affirme Cathy Deridder.

(D.R.)

«Les véhicules sont délabrés, ils ne sont pas désinfectés, il n’y a aucune formation pour les ambulanciers», énumère-t-elle. Les ambulances de l’entreprise manquent cruellement d’équipement. Le système de blocage des roues des fauteuils roulant des patients ne fonctionne pas. À tel point que la seule solution proposée par l’entreprise est d’attacher une sangle entre deux sièges, pour que le patient ne bascule pas en arrière. Ce qui n’est pas très effectif, en témoigne la photographie de cette vieille dame, dont le siège s’est renversé. Elle a été blessée à la tête. «Vos parents, vos grands-parents pourraient emprunter ces ambulances. J’aime ma profession mais là c’est honteux», s’alarme Cathy Deridder. De même, l’entreprise ne fournit pas suffisamment de matériel pour désinfecter les ambulances après le transport d’un malade infectieux. D’autres anciens employés ont également dénoncé ces pratiques. «Même les ambulances pour animaux sont mieux équipées», confie un autre ex-employé.

(D.R.)

Plusieurs témoignages concordants nous affirment que ces problèmes sont toujours d’actualité au sein de Naos Ambulance. Les employés ne pouvaient plus fermer les portières coulissantes pendant plusieurs semaines. Ils étaient obligés par l’inaction de leur direction d’utiliser là aussi des sangles pour fermer les portières. Les roues de secours sont crevées, mécaniquement les ambulances seraient également une catastrophe…

La seule réponse apportée par le gérant de la société à ses employés serait qu’il n’a pas le temps de régler ces problèmes, selon des témoignages. «Il y a juste l’argent qui compte pour lui, la santé des patients, il s’en moque», nous confie Cathy Derrider.