Pierre Tchernia, pionnier de la télévision, vient de mourir à 88 ans (vidéos)

«L’état de santé de papa s’est dégradé il y a 8 jours, il est mort à 3 heures du matin dans nos bras», a annoncé à l’AFP Antoine Tchernia. «Il est parti dans la sérénité entouré de sa famille», a ajouté de son côté son agent, Artmedia.

Il avait, parmi d’autres émissions célèbres, présenté Monsieur Cinéma. De façon générale, Pierre Tchernia est considéré comme l’un des pionniers de la télévision. Mais les plus jeunes le connaissent aussi grâce aux « Enfants de la télé » qu’il a présenté avec Arthur, qui l’appelait « Magic Tchernia ».

Après des études de cinématographie, ce fils d'un ingénieur russe et d'une couturière française faisait à 21 ans ses armes à la télé, en participant à la création du premier JT.

En 1949, les opportunités de carrière ne manquaient pas. Pierre Tchernia va en profiter et créer toute une série d'émissions. Parmi elles, « L'ami public numéro 1 », constituée d'extraits de films Disney, qu'il présente à partir de 1961. Un succès qui durera 17 ans ! Par la suite, il va imaginer SVP disney qui va durer 14 ans.

Il va enchaîner les succès télévisuels avec, notamment « Cinq colonnes à la une » et puis, son émission fétiche « Monsieur Cinéma ».

Avec lui, on découvrit les joies du cirque (il a présenté « La Piste aux étoiles »), les productions de Walt Disney, la série télévisée Zorro. Pierre Tchernia aimait Tex Avery et les feux d’artifice, le music-hall et les bons mots.

« J’appartiens à cette génération qui a fait de la télévision parce que le cinéma ne nous ouvrait pas ses portes. Et en faisant de la télévision, nous ne savions pas que nous allions faire du mal à ce cinéma que nous aimions tant, disait-il.

Parallèlement à sa carrière de présentateur, il a mis en scène cinq oeuvres de Marcel Aymé (dont «Le Passe-muraille» et «Héloïse») pour la télévison, et réalisé «le Viager», «Bonjour l’angoisse» ainsi que quelques dessins animés pour le cinéma.

«Son physique tout en rondeur cachait en réalité un metteur en scène lucide, comme dans son film ‘Le Viager’ où il mettait en évidence les spéculations sur la mort», a indiqué Gilles Jacob.