Congrès des Richelieu d’Europe à Liège : comment combattre le franglais dans notre langage courant ?

Ainsi, les congressistes, non sans avoir rappelé combien une langue ne devait pas rester figée mais devait au contraire se nourrir des autres langues pour continuer à évoluer, ont-ils dégagé quelques pistes intéressantes.

Dans l’enseignement tout d’abord, où ils recommandent aux professeurs à la fois une plus grande sévérité et une prise de conscience accrue de la problématique, les invitant à y sensibiliser leurs élèves dès leur plus jeune âge.

Dans les médias (radio, télévision, presse écrite, sites internet) ensuite, préconisant aux journalistes de privilégier davantage un équivalent français à ces mots ou expressions d’un franglais tentant mais peu valorisant. Dans cette optique, pourquoi ne pas imaginer un prix décerné à un média qui aurait le plus œuvré dans ce sens, soit une récompense plus positive qu’une éventuelle pénalité venant sanctionner des abus d’anglicisme ?

Les Richelieu européens ont aussi évoqué la semaine de la francophonie qui prend place aux alentours du 21 mars en Communauté française. Cette semaine-là, les professeurs de français pourraient sensibiliser leurs étudiants, de préférence de manière ludique, à une approche plus francophone de leur langage quotidien.

Certains participants ont encore suggéré la création d’un dictionnaire des équivalents français aux mots et expressions anglais. Ainsi par exemple, parlons de remue méninges plutôt que de brainstorming, de synthèse plutôt que de débriefing, de téléphone portable plutôt que de smartphone, de carte de banque plutôt que de master card, etc. Et si l’on rebaptisait le barbecue en… grillade au jardin ?!

Enfin, l’idée la plus originale a été de créer un jeu de société sur ces équivalents français aux mots et expressions anglais qui nous envahissent toujours un peu plus.

Avis aux amateurs. Et gageons que ces idées ne demeurent pas lettre morte.