Contre le racisme, la Wallonie va envoyer de faux candidats locataires

Des tests et des contrôleurs mystères pour démasquer les propriétaires et les agences immobilières qui refuseraient des locataires pour des raisons… d’origine.

Le système, mis en place depuis peu par la ville de Gand, va être adopté également au niveau de la Wallonie, via un décret qui devrait être adopté au début 2017.

Sollicité par la députée serésienne Deborah Géradon (PS), le ministre wallon du Logement, Paul Furlan (PS) s’est non seulement montré favorable, mais a expliqué comment la Wallonie comptait lutter contre ce genre de discriminations. «J’ai pris connaissance de cette initiative de la ville de Gand tout à fait louable, la lutte contre la discrimination me paraît garder tout son sens», souligne Paul Furlan. «J’ai donc proposé de renforcer la lutte contre ces discriminations en autorisant la réalisation de contrôles mystères par des personnes dûment autorisées et en limitant le nombre de documents qu’un propriétaire peut solliciter auprès d’un candidat locataire».

Sanctions prévues

Concrètement, de faux locataires envoyés par la Région wallonne (des agents de l’administration ou d’un sous-traitant) mèneront ces contrôles mystères, qui s’inspireront peut-être de l’expérience gantoise. À Gand, souligne Deborah Geradon, «les tests sont réalisés avec deux candidats, l’un portant un nom à consonance étrangère, l’autre un patronyme flamand. Si les réponses aux candidats locataires sont divergentes, la discrimination sera avérée».

À ce stade, le cabinet du ministre n’a pas encore arrêté le modus operandi précis, mais des sanctions sont bien prévues en cas de discrimination avérée.

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